Les achats dans tous leurs états...

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mardi 25 août 2009

Intoxication au plomb en Chine

Nous avons appris la semaine dernière l’intoxication au plomb de plus de 2000 enfants en Chine (info du 25 aout ), bon c’est vrai, cela n’a pas vraiment fait la une des journaux... Il y a eu en France assez peu d’écho sauf pour indiquer, à juste titre, la nouveauté qu’a représentée la couverture médiatique chinoise (voir article de l’agence Chine Nouvelle ). Ce nouveau drame humain et environnemental, ouvre beaucoup de grilles de lecture, qui sont toutes très intéressantes à explorer :

1. Qui sont les sociétés mises en causes ? trouver leurs noms n’a pas été compliqué puisqu’elles étaient toutes deux mises en causes dans les différents articles de Chinadaily, Le Monde, The Times, etc… mais trouver des informations sur ces sociétés (taille, produits, clients) s’est avéré beaucoup plus compliqué. Au fil des articles (essentiellement sur des sites anglo-saxons), on parle de sociétés de taille moyenne, or un des groupes fait partie des 500 premières sociétés chinoises, donc loin d’une taille moyenne. En revanche, je n’ai pu trouver aucune information sur leurs clients. J’aurais aimé trouvé qui étaient les acheteurs de ces produits ayant intoxiqués des enfants, et leurs parents bien évidemment, mais acheter en Chine, même si c'est un évidence, reste un vrai tabou…

2. ROHS limite, voire interdit la présence de plomb dans de nombreux produits (peinture, soudure…) alors où est il encore utilisé ? Dans les batteries, bien sûr, et de façon générale dans les accumulateurs divers et variés. Et les capacités de production dans le monde n’ont cessé d’augmenter (+24% depuis 2004), les demandes ont augmenté aussi (+20% depuis 2004, voir les statistiques publiées par International Lead and Zinc Study Group). Car même si les batteries durent bien plus longtemps qu’avant, le marché automobile est toujours en développement, et encore plus dans les pays comme la Chine.

3. Alors le plomb est une consommation locale dans les pays « en développement » ? Oui et non, car si les marchés asiatiques se développent très fort, et les importations de batteries en provenance de Chine évoluent très fortement également. Les batteries plomb sont encore prédominantes sur le marché automobile, même si des substituts sont déjà très présent sur d’autres marchés (portables, piles, etc…). L'annonce de la fermeture de la très belle usine de fabrication de batterie à Sarreguemines le mois dernier, indique clairement que les batteries « made in France » ne doivent plus être bien nombreuses. Si le sujet vous intéresse, il existe des études de marché probablement très bien faites, mais aussi très couteuses (entre 2500 et 3000 €). Je n’en ai pas fait l’acquisition et vous laisserais sur votre faim coté chiffres..

4. Les tolérances de rejet sont elles les même dans tous les pays ? non, et c’est bien là tout le problème, car si les tolérances sont très faibles en Europe (qui est à l’initiative de la directive ROHS), elles différent dans tous les pays du monde, alors même que la toxicité du plomb est connue depuis toujours. Acheter en se contentant de respecter les législations locales ne suffit donc pas à garantir une politique d'achat "durable" et logique au sein d'une même société. Car comment dés lors, comparer les prix d'un même produit si les législations des pays producteurs sont plus ou moins tolérantes, donc les coûts de revient différents ?

Depuis les premiers articles paruts depuis environ le 15 aout, les usines chinoises ferment (provisoirement ?) pour que les installations soient modifiées ou que la pression médiatique se calme un peu. Mais encore une fois, les achats de produits bruts ou transformés ne se font pas sans risque, et derrière chaque prix bas se cache des coûts qui peuvent être dramatiquement élevés pour les populations locales et pour notre planète. Mais ces coûts ne se paient pas directement, ni par les acheteurs, ni pas les consommateurs, et c’est bien tout le problème…

vendredi 11 mai 2007

Copie ou générique ?

Un grand article dans Elle cette semaine à propos de la contrefaçon. On pense tous à des montres, des sacs, des Tshirts.. Comment ne pas penser que pour la plupart des acheteurs que nous sommes tous, la course à la bonne affaire passe surtout par la chasse au meilleur prix. Ne regarder que le prix et acheter de moins en moins cher, est ce bien raisonnable ? Peut on vraiment croire que tous les produits se valent ? On a tous des expériences de stylos, ou de feutres qui écrivent une fois et ensuite partent à la poubelle, ou bien encore d'enveloppes qui ne collent plus après quelques semaines de placard...On confond peut etre un peu trop souvent copie avec gérénerique !! une copie ne pourra respecter que des critères esthetiques sans du tout atteindre la qualité du produit initial...Sans parler de vrais risques dans le domaine des jouets, ou des pièces automobiles .

Comment peut on penser que le prix d'une cartouche d'encre d'imprimante peut varier selon qu'elle soit originale ou copiée de 1 à 10 et soit le même produit?

Que faire alors ? Dans un domaine professionnel, il faut définir son besoin, apprendre à définir son niveau d'exigence, apprendre à écrire une spécification technique ou demander les fiches techniques des produits qui nous intéressent. Et poser des questions, soyez curieux : d'où vient ce produit ? quelles sont les matières utilisées ? y a t il des garanties ? etc... et dans un domaine plus privé, il faut apprendre à lire les étiquettes et également définir son niveau d'exigence. Un parapluie qui ne vaut rien aura peu de chance de resister au premier coup de vent, et la poubelle sera surement son prochain lieu de résidence, alors pourquoi ne pas en acheter un de meilleure qualité, qui lui aura été testé pour resister à ces coups de vents...

mardi 24 avril 2007

La "lean" attitude

Lean Thinking ("penser au plus juste") – 3 des 7 gaspillages identifiés dans l’approche lean peuvent être directement corrigés en impliquant au plus tôt « les achats » : il s’agit du transport, des stocks inutiles et des pièces défectueuses. Pour découvrir ses principes, vous pouvez lire ou relire un grand classique : WOMACK, James P., JONES, Daniel T. et ROOS Daniel, Le Système qui va changer le monde. De nombreuses autres publications existent également. La réduction des coûts est également induite avec ce principe, à lire cet article assez passionnant :

lean