Cette information est reprise sur le site du Medef (lien
ici ) et concerne bien évidemment les entreprises du CAC 40.
La référence est une étude menée par Orse en 2009, (lien de l’étude
ici ).
A lire le compte rendu de l’étude, le monde parfait qui nous entoure, et les
grandes entreprises qui le remplissent indiquent que « 80 % des
entreprises déclarent juger leurs fournisseurs sur des critères RSE, le plus
souvent à l’aide d’un questionnaire d’auto évaluation. 85 % des entreprises ont
introduit des clauses RSE dans leurs contrats et certaines entreprises
industrielles exigent également une certification. 60 % des entreprises ont
engagé un programme d’audits fournisseurs. Plus de la moitié des entreprises
publient un indicateur chiffré de mesure de la performance de leurs politiques
d’achats et 60 % s’engagent sur des objectifs annuels ou pluriannuels ».
J’aimerai y croire, mais au-delà des chiffres, les achats responsables sont
encore très loin d’être une réalité pour l’ensemble des entreprises.
Quelques mots sur la réalisation de l’étude pour bien comprendre l’origine de
ces chiffres : elle a été réalisée sur la base des publications
environnementales de ces grandes sociétés. Les données datent de 2008, car la
plupart des rapports 2009 ne sont pas encore accessibles. Cette étude s’est
entièrement basée sur la lecture des communications et non sur un audit, ce qui
explique évidemment les excellents chiffres mentionnés au début de cet
article.
Ces publications sont le fruit d’une obligation de la loi NRE qui oblige,
depuis 2004, les sociétés cotées à publier leurs actions en matière de RSE
(Responsabilité Sociale de l’Entreprise).Les sociétés ont peiné à publier leurs
rapports les premières années, mais elles ont rapidement compris l’importance
et la puissance de cette communication auprès du grand public, et des
investisseurs. La lecture des rapports est importante car ils démontrent tout
de même l’intérêt porté à la RSE, ou au moins à sa partie environnementale, et
les initiatives sont variées et vraiment pleine d'intérêts.
Les critères servant à sélectionner les offres, et les fournisseurs se limitent
très souvent leur engagement dans la certification ISO 14001, et dans la lutte
contre le travail des enfants dans les pays à bas coûts. Les achats durables,
ou responsables, n’en sont qu’à leur enfance, ils grandiront vite, car
l’éthique et l’environnement sont les prochaines vraies révolutions à
venir.


