Les achats dans tous leurs états...

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lundi 7 décembre 2009

Enquête relation client-fournisseur et RSE

Une enquête intéressante menée par l’ACFCI, permet de mettre en lumière divers aspects des relations acheteurs-clients. Si les sociétés constatent plus d’exigences de système de certifications environnementales (pour 36 % d’entre elles), seulement 8 % de leurs clients se sont intéressés au respect du droit du travail ou des droits de l’homme chez leurs fournisseurs. Pire, seulement 46 % de leurs clients appliquent les mêmes mesures de procédures de sécurité ou avantages lorsque le sous traitant travaille sur le même site !

Concernant l’aspect plus traditionnel des achats, les clients n’accompagnent pas leurs sous traitants à rechercher de meilleures performances de coûts (pour 70% des sociétés ayant répondues), ou à passer le cap de fluctuation de volumes de commande (65 %), mais ils sont 72 % à estimer être payés dans « un délai raisonnable » .Cliquez sur l'image pour télécharger l’étude : CCI

mardi 25 août 2009

Intoxication au plomb en Chine

Nous avons appris la semaine dernière l’intoxication au plomb de plus de 2000 enfants en Chine (info du 25 aout ), bon c’est vrai, cela n’a pas vraiment fait la une des journaux... Il y a eu en France assez peu d’écho sauf pour indiquer, à juste titre, la nouveauté qu’a représentée la couverture médiatique chinoise (voir article de l’agence Chine Nouvelle ). Ce nouveau drame humain et environnemental, ouvre beaucoup de grilles de lecture, qui sont toutes très intéressantes à explorer :

1. Qui sont les sociétés mises en causes ? trouver leurs noms n’a pas été compliqué puisqu’elles étaient toutes deux mises en causes dans les différents articles de Chinadaily, Le Monde, The Times, etc… mais trouver des informations sur ces sociétés (taille, produits, clients) s’est avéré beaucoup plus compliqué. Au fil des articles (essentiellement sur des sites anglo-saxons), on parle de sociétés de taille moyenne, or un des groupes fait partie des 500 premières sociétés chinoises, donc loin d’une taille moyenne. En revanche, je n’ai pu trouver aucune information sur leurs clients. J’aurais aimé trouvé qui étaient les acheteurs de ces produits ayant intoxiqués des enfants, et leurs parents bien évidemment, mais acheter en Chine, même si c'est un évidence, reste un vrai tabou…

2. ROHS limite, voire interdit la présence de plomb dans de nombreux produits (peinture, soudure…) alors où est il encore utilisé ? Dans les batteries, bien sûr, et de façon générale dans les accumulateurs divers et variés. Et les capacités de production dans le monde n’ont cessé d’augmenter (+24% depuis 2004), les demandes ont augmenté aussi (+20% depuis 2004, voir les statistiques publiées par International Lead and Zinc Study Group). Car même si les batteries durent bien plus longtemps qu’avant, le marché automobile est toujours en développement, et encore plus dans les pays comme la Chine.

3. Alors le plomb est une consommation locale dans les pays « en développement » ? Oui et non, car si les marchés asiatiques se développent très fort, et les importations de batteries en provenance de Chine évoluent très fortement également. Les batteries plomb sont encore prédominantes sur le marché automobile, même si des substituts sont déjà très présent sur d’autres marchés (portables, piles, etc…). L'annonce de la fermeture de la très belle usine de fabrication de batterie à Sarreguemines le mois dernier, indique clairement que les batteries « made in France » ne doivent plus être bien nombreuses. Si le sujet vous intéresse, il existe des études de marché probablement très bien faites, mais aussi très couteuses (entre 2500 et 3000 €). Je n’en ai pas fait l’acquisition et vous laisserais sur votre faim coté chiffres..

4. Les tolérances de rejet sont elles les même dans tous les pays ? non, et c’est bien là tout le problème, car si les tolérances sont très faibles en Europe (qui est à l’initiative de la directive ROHS), elles différent dans tous les pays du monde, alors même que la toxicité du plomb est connue depuis toujours. Acheter en se contentant de respecter les législations locales ne suffit donc pas à garantir une politique d'achat "durable" et logique au sein d'une même société. Car comment dés lors, comparer les prix d'un même produit si les législations des pays producteurs sont plus ou moins tolérantes, donc les coûts de revient différents ?

Depuis les premiers articles paruts depuis environ le 15 aout, les usines chinoises ferment (provisoirement ?) pour que les installations soient modifiées ou que la pression médiatique se calme un peu. Mais encore une fois, les achats de produits bruts ou transformés ne se font pas sans risque, et derrière chaque prix bas se cache des coûts qui peuvent être dramatiquement élevés pour les populations locales et pour notre planète. Mais ces coûts ne se paient pas directement, ni par les acheteurs, ni pas les consommateurs, et c’est bien tout le problème…

vendredi 29 juin 2007

Achats écologiques, une véritable attente

Un article très intéressant dans Newzy décrit les attentes de tout un chacun en matière d'achats "verts" dans nos vies professionnelles. Et au delà du phénomène de verdissement de la société, qui va bien sûr voir le succès de toutes les entreprises "visionnaires" comme Steelcase citée dans l'article, c'est aussi une autre façon de gérer l'entreprise. Les achats durables sont un véritable levier d'amélioration de performances parce qu'ils signifient d'une part la réduction intelligente des dépenses et d'autre part une meilleure valorisation des produits. Ce n'est pas encore une vague déferlante en Europe, et dans certains cas, il ne s'agit que de stratégie marketing sans vraie stratégie interne ( On ne peut que prendre pour exemple toutes les publicités qui se sont faites épingler récemment pour tromperie). La déferlante viendra sûrement de l'autre coté de l'atlantique, là où toutes les sociétés réalisent que l'écologie va représenter un marché, un grand marché !

Est-ce que les sociétés de services en sont exclues ? Non, et c'est là tout l'enjeu, toutes les sociétés sont concernées. Une société de services proposant des prestations de nettoyage de bureau pourra utiliser des produits écologiques. Une société de livraison pourra travailler à la réduction de ses émissions de CO2 en optant pour des carburants bio, ou des véhicules hybrides. Une société de communication pourra opter pour la réduction des imprimés au profit d'une communication dématérialisée, ou le remplacement d'imprimés classiques, par de l'impression sur support recyclés à base d'encres végétales. La plupart des solutions existent déjà, il faut simplement les chercher. Car il ne faut pas être dupe, et croire que tous les fournisseurs actuels ont des produits de substitution "verts", les solutions existent chez des fournisseurs plus spécialisés, il faut donc envisager le changement. Le changement pour le meilleur !

vendredi 25 mai 2007

Réduction des emballages

De bonnes nouvelles sur le front de la réduction d'emballage et par là, de politique de réduction des coûts... Dell vient d'annoncer la possibilité de livraison dans des emballages contenant plusieurs serveurs. En plus de réduire les emballages cartons, ils proposent aussi la livraison d'un seul manuel d'utilisation par livraison, c'est ce qu'ils appellent les fournitures collatérales (oui, on est aux Etats Unis...), mais annualisées, les économies estimées sont impressionnantes : 2000 tonnes de cartons, 1000 tonnes de palettes, 300 tonnes de papiers .... Et enfin pour soigner l'emballage, les publications marketing "papiers" sont éditées sur plus de 50% de papier recyclés, et pour les publications normales, jusqu'à 90 %. Les esprits chagrins pourront toujours dire que ces annonces sont aussi du marketing, mais on retiendra le pas en avant, de même que nous avons tous retenus le nom de E. Leclerc pour la suppression des sacs plastiques.

C'est en tout cas une belle illustration du lien entre la réduction des coûts et le Developpement Durable !!!

mardi 8 mai 2007

Vers une logistique plus verte

De nombreuses initiatives dans la logistique pour réduire les coûts et travailler sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Effets d'annonce ou réel progrès ? surement un peu des deux, mais on peut penser qu'un réel changement est en route :

Prenez Monoprix, ils annoncent plus de recours au transport fluvial (15 % de ses volumes), et ont signés la charte des bonnes pratiques des transport de Paris (source L'Usine Nouvelle) .

Le géant américain Wal-Mart a decidé d'aménager ses camions pour ne plus avoir à mettre en route les moteurs pour utiliser le chauffage, la climatisation etc..Cette mesure éviterait à leur flotte l'émission de 100,000 tonnes , et réduirait la consommation de 37 millions de litre de carburants par an.

Le transport fluvial, pourtant plus éfficient que les autres types de transport en terme d'émission, continue de s'améliorer, comme à bord des nouveaux navires Maerk qui ont des systèmes de récupération de chaleur perdue à l'échappement leur permettant d'économiser 10% de carburant.

McDonald utilise des camions multitempérature, permettant de livrer en une seule fois les produits frais, surgelés et produits à température ambiante, avec pour conséquence la réduction du nombre des camions sur la route.

Beaucoup de personnes pensent que "verdir" la logistique va augmenter les coûts, mais si les réseaux fonctionnent plus éfficacement, par définition, les réductions de gaz à effet de serre se réduisent. Il faut surement repenser aux tournées de ramassage de produits du type "tournée de lait" ou "milk run", repenser la plannification interne pour arreter les expéditions fractionnées en urgence...

Il y a un lien direct entre les émissions de carbone et l'éfficacité d'une logistique et la réduction des coûts. Les sociétés commencent à être plus conscientes de l'environnement. Les annonces ne sont pour l'instant pas ou très peu suivies de compte rendu de mesure des résultats, mais on peut penser que dés lors que des réductions de coûts sont possibles, l'essai se transformera rapidement !

mardi 24 avril 2007

Achats et ecologie

Acheter mieux, c’est aussi penser aux achats durables, achats « écoconçus ».

Bien sûr pour leurs enjeux écologiques mais pas seulement, car les achats durables peuvent être source d'économies, notamment en terme d'utilisation de matières premières, de rationalisation de transport, de recyclage, de non-conformité des produits. Le concept d'eco-efficacité a été développé par le World Business Council of Sustainable Development (WBCSD) en 1992. Selon le WBCSD, "de manière simple, l'éco-efficacité consiste à produire plus de biens et de services en utilisant encore moins de ressources et en générant moins de déchets et de pollution". Pour en savoir plus, l'ADEME propose de nombreuses fiches explicatives sur cette démarche:

Ademe