C’est d’ailleurs très souvent la simple comparaison de coûts horaires qui ont poussé et poussent encore beaucoup d’acheteurs à aller voir plus loin pour acheter moins cher. Mais comment savoir ce qui se cache derrière les coûts horaires ?

Il existe bien une certification qui encadre le travail des hommes dans l’entreprise, il s’agit de la norme SA 8000, qui est d’ailleurs disponible en Français sur le site suivant du SAI

Dans bien des cas, elle est utilisée pour les achats en Asie, alors que son champ d’application est bien plus large. Les acheteurs demandent un engagement vis-à-vis de la norme SA8000 ( Pour en savoir plus cliquez ) qui peut prendre un aspect purement administratif en demandant la signature d’un courrier d’engagement, ou en demandant la certification SA8000. La première voie est choisie dans la grande majorité des cas, car moins couteuse évidemment qu’une certification, mais ouvre peu de possibilité d’assurer une vraie maitrise de la chaîne des fournisseurs et sous traitants des fournisseurs.

Le nombre de sociétés accréditées SA8000 dans le monde est de moins de 2000 : 7 en France, plus de 850 en Italie, et moins de 400 en Chine…Il y a avait plus de 19 millions d’entreprises actives en Europe en 2004 (Statistiques disponibles sur Eurostat)… Les statistiques SA8000 sont éloquentes et sont disponibles en lignes sur le site du SAAS

Pour redonner aux hommes toute leur place, il faut savoir donner un poids aux critères sociaux dans le choix des fournisseurs, encore plus si l’entreprise externalise une production (outsourcing) qui était faite par ses propres employés.

Concrètement, disposer d'un critère social de choix des fournisseurs, cela signifie choisir les sous traitants certifiés en priorité ( ils seront rares mais ils existent), s’appuyer sur des relais locaux tels que les syndicats ou les ONG, et bien sûr questionner et se déplacer, sans toujours s’annoncer, pour vérifier comme Saint Thomas si tout ce qui est dit est vrai…