Less is better *
Par Sandrine Grumberg le lundi 30 mars 2009, 10:39 - Achats Durables - Lien permanent
Une bonne définition des achats responsables en 3 mots, et un article
intéressant à lire dans le JDD du 29 mars. L’article « Avez-vous la fibre
verte ? » évoque l’impact « climatique » des vêtements que nous
portons : « de la production des fibres à leur transformation,
jusqu’à leur transport et leur entretien ». L’interview de Geniève Férone
revient dans cet article à des fondamentaux « si l’on veut consommer
responsable, il faut accepter de renoncer aux achats compulsifs », lire et
comprendre les étiquettes.
Difficile néanmoins, et surtout dans l’habillement, de pouvoir bien savoir
d’où viennent les vêtements vendus, et les prix ne disent pas tout : l’an
dernier même Kenzo a délocalisé la fabrication de ses costumes hommes. Il nous
reste le bon sens et une offre alternative qui augmente: les fibres coton bio
valent mieux que les fibres synthétiques , c’est plus cher ? peut être,
mais les vêtements durent plus longtemps. Sommes nous obligés de sombrer dans
le syndrome de la bonne affaire systématique ? Non, il faut accepter de
payer un juste prix pour une juste rémunération des fabricants, et une
sélection rigoureuse des matières. Nous pouvons acheter moins mais
mieux.
Un article très complet et passionnant sur le sujet est à lire sur le site
eco-sapiens (liens)
.
Tout ceci s’applique à notre vie, mais aussi aux vêtements de travail achetés
dans les entreprises, les fameux « cotons bugatti » distribués
largement n’ont en règle générale aucune traçabilité, leur seul attrait est
leur prix. Mais d’où viennent ils ? Comment ont ils été fabriqués ?
les conditions de travail subies sont elles acceptables ? le cahier des
charges doit pouvoir couvrir ces points, et les distributeurs doivent savoir
répondre à ces interrogations. Questionnez vos fournisseurs, vous serez
surement surpris par les réponses. Et pourquoi ne pas acheter chez les
fabricants ? il en reste en France, quelques uns.
Difficile de ne pas avoir une position militante pour pouvoir acheter plus
responsables, notre action individuelle a un impact sur l’offre. Penser le
contraire est encourager l’immobilisme.
Dans le même journal, dans les pages économiques, une bonne nouvelle : les
lingettes n’ont plus la cote, faute à la crise. Le marché des serviettes
nettoyantes est passé de 100 millions d’euros à moins de 65 millions d’euros.
Et si au delà de la crise, nos comportements étaient en train de changer
durablement ?
"*moins est meilleur"

