Une bonne définition des achats responsables en 3 mots, et un article intéressant à lire dans le JDD du 29 mars. L’article « Avez-vous la fibre verte ? » évoque l’impact « climatique » des vêtements que nous portons : « de la production des fibres à leur transformation, jusqu’à leur transport et leur entretien ». L’interview de Geniève Férone revient dans cet article à des fondamentaux « si l’on veut consommer responsable, il faut accepter de renoncer aux achats compulsifs », lire et comprendre les étiquettes.

Difficile néanmoins, et surtout dans l’habillement, de pouvoir bien savoir d’où viennent les vêtements vendus, et les prix ne disent pas tout : l’an dernier même Kenzo a délocalisé la fabrication de ses costumes hommes. Il nous reste le bon sens et une offre alternative qui augmente: les fibres coton bio valent mieux que les fibres synthétiques , c’est plus cher ? peut être, mais les vêtements durent plus longtemps. Sommes nous obligés de sombrer dans le syndrome de la bonne affaire systématique ? Non, il faut accepter de payer un juste prix pour une juste rémunération des fabricants, et une sélection rigoureuse des matières. Nous pouvons acheter moins mais mieux.

Un article très complet et passionnant sur le sujet est à lire sur le site eco-sapiens (liens) .
Tout ceci s’applique à notre vie, mais aussi aux vêtements de travail achetés dans les entreprises, les fameux « cotons bugatti » distribués largement n’ont en règle générale aucune traçabilité, leur seul attrait est leur prix. Mais d’où viennent ils ? Comment ont ils été fabriqués ? les conditions de travail subies sont elles acceptables ? le cahier des charges doit pouvoir couvrir ces points, et les distributeurs doivent savoir répondre à ces interrogations. Questionnez vos fournisseurs, vous serez surement surpris par les réponses. Et pourquoi ne pas acheter chez les fabricants ? il en reste en France, quelques uns.

Difficile de ne pas avoir une position militante pour pouvoir acheter plus responsables, notre action individuelle a un impact sur l’offre. Penser le contraire est encourager l’immobilisme.
Dans le même journal, dans les pages économiques, une bonne nouvelle : les lingettes n’ont plus la cote, faute à la crise. Le marché des serviettes nettoyantes est passé de 100 millions d’euros à moins de 65 millions d’euros. Et si au delà de la crise, nos comportements étaient en train de changer durablement ?

"*moins est meilleur"