2009, l’année des grands changements. Car ils ne vont pas manquer dans nos façons de travailler et d’envisager les achats. Le plus grand des changements : la chute libre des prix des matières. En quelques mois, l’or s’est transformé en plomb, et du coup en marché d’acheteur. Le cuivre : - 50 % en une année, l’aluminium : - 40 %, le plomb : - 60%, argent, café, or, etc… Mais attention, le baril de pétrole divisé par 3, mais tous les produits dérivés des produits pétroliers ne baissent pas pour autant, il suffit de voir le maintient de certains prix de matières plastiques comme le polycarbonate, ou le PET. Alors la veille est à mettre place d’urgence si cela n’est pas encore fait pour pouvoir négocier correctement.

2009 l’année de tous les changements, pour poursuivre par les termes de paiement. Les fournisseurs banquiers c’est bientôt terminé, depuis le 1er janvier, les délais de paiement doivent être réduits à 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d'émission de la facture. Bien sûr chaque branche peut négocier des dérogations, mais on peut espérer revenir à une relation plus saine avec les fournisseurs, ils ne sont pas des banquiers mais des prestataires ou des fabrications…

Autre changement, et non des moindres, la prise de conscience des problématiques de développement durable dans les achats. Aucune direction d’achats de TGE n’y échappe, les achats publics sont à fond dedans, et toute entreprise même modeste ne pourra dans un avenir très proche en faire l’impasse. Il n’y avait qu’à regarder l’émission de France 2 lundi « Complément d’enquête » sur les phtalates, le bisphenol A présent dans le polycarbonate, les sachets empoisonnés des fauteuils de Conforma (on peut revoir l’émission sur le site http://info.france2.fr/complement-denquete/emissions/50074190-fr.php). Les acheteurs sont encore assez protégés dans la communication, puisqu’encore une fois, seuls les fabricants sont en ligne de mire, mais la pression est là et les clauses environnementales vont désormais prendre tout leur sens.

Enfin, les fournisseurs eux même montrent le chemin de la prudence, et la demande de couverture crédit est forte avant d'accepter les commandes. La traduction ? des fournisseurs qui refuseront des clients jugés douteux par les assurances crédit, des paiements de marchandises « au cul du camion » etc..

Les temps difficiles sont également les temps de renouveau et de remise en question. C'est souvent dans les temps de crise que la créativité s'exprime le plus. Une formidable opportunité pour qui voudra ou pourra la saisir. La piste qui semble vraiment intéressante à envisager pour plus de sérénité dans son métier d'acheteur est à trouver dans les principes de la RSE – Responsabilité Sociale de l’Entreprise. Un certain respect mutuel , et équilibré, dans les relations d’affaires, une juste rémunération pour les services ou produits vendus, et une vrai considération pour la préservation des ressources naturelles et au delà de l’héritage que nous allons devoir assumer.

Meilleurs vœux à tous !