Battements de cils et fabrication de papier
Par Sandrine Grumberg le mercredi 19 novembre 2008, 15:23 - Décryptage - Lien permanent
Dans de très nombreuses entreprises, la consommation de papier semble
emblématique de l’engagement de ces dernières dans le développement durables.
Nous avons tous maintenant compris que les copies recto verso réduisaient la
conso, et que de manière générale, nous imprimons beaucoup trop.
Alors à tous ceux qui voudraient en savoir plus sur le papier voici quelques
infos sur les fabricants de pâtes à papier. Eh oui, allons donc à la source. Et
la source en France c’est 18,300 personnes employées dans l’industrie
papetière, et 250,000 en Europe. Lisez,
l’étude des faits et chiffres publiée par le CEPI (confederation of
european paper industries), qui éclaire très précisement avec t à des chiffres
précis . On y apprend que les usines de fabrication sont passées de 1555 à 1147
en Europe entre 1991 et 2007, alors que la production est passée de 73 mille
tonnes à 110 mille tonnes de papier dans le même temps, avec seulement 5 mille
tonnes importées !
Dans le papier, la part du recyclé a dépassé la part de fibre vierge, à 87 %
pour les journaux, entre 40 et 90% pour le carton, mais à 10 % seulement pour
le reste du papier. Info trés importante pour les acheteurs car les cours de
papiers recyclés ont tendance à baisser fortement, une aide précieuse pour
négocier...
Je vous renvoie aussi à une autre lecture tout aussi intéressante publiée par
le NAPM pour défendre le papier, en décryptant 6 idées reçues sur le papier,
l'étude s'appelle two sides,elle est
très bien faite aussi. C'est trés utile pour se forger des convictions et ne
pas se limiter qu'à des interprétations de grandes masses sur certaines idées
reçues liées au papier. Il est certain que réduire sa consommation de papier
est absolument nécessaire dans toutes les entreprises, mais travailler sur la
façon dont est utilisée, inutilement, une partie importante du papier l’est
tout autant, voire surement plus du point de vue environnemental.
Et si nous pouvons nous sentir rassuré sur la prise en main environnementale
des fabricants de papier, le chantier reste assez immense du coté des
imprimeurs et surtout des services marketing. Du coté des imprimeurs pour le
développement de produits moins polluants (encre, vernis etc..), et du coté du
marketing, pour les destinés des catalogues ou autres suremballage inutiles. Le
principe du pollueur/payeur risque heureusement d’ailleurs de s’appliquer
rapidement à tous ces produits….

