Il faut commencer à reprendre quelques fondamentaux de notre métier :
Les fournisseurs : les connait on vraiment ? depuis quand date notre dernière visite ? Vous seriez étonné par les opportunités développées lorsque l'on quitte son bureau pour aller rencontrer nos fournisseurs. Il faut savoir solliciter la créativité des fournisseurs, et pas seulement à travers des appels d'offres. Le développement des fournisseurs est une partie essentielle du métier de l'acheteur, et ce développement commence par l'intérêt porté à ses installations, investissements, recherches, idées...
Le prix : il se détaille, s’étudie, se compare, se décortique. La part matière, la part de la main d’œuvre, l’emballage, la logistique, en y ajoutant le traitement des déchet, et les coûts de non qualité rencontrés au cours de la vie du produit. L’introduction du coût complet d’acquisition est une bonne façon de pouvoir envisager une négociation même lorsque les conditions du marché sont difficiles.
Le besoin : de même que pour le prix, un besoin d’achat s’analyse, et l’acheteur a aussi son mot à dire, c’est le questionnement des cahiers des charges, et la remise en cause des habitudes d’achats. Les matières évoluent, les technologies aussi, l’automobile l’a bien compris, et les équipements remettent en permanence en question les plans, cela peut s’appeler du « re-engineering »(on remet les plans à plat) « design to cost »(conception à coût objectif) « re-design to cost » (on remet un produit à plat avec un cout objectif) etc… et cela peut aussi s’appeler l’eco-conception bien sur. J’ai déjà évoqué ce sujet, et les exemples de réussite de ce modèle se multiplient, il suffit de lire les très nombreux articles sur le net qui circulent.

Acheter devient plus difficile, mais c’est sûrement maintenant que le métier d’acheteur devient passionnant et peut vraiment acquérir toutes ses lettres de noblesse…