Comment bien acheter quand tout est à la hausse ?
Par Sandrine Grumberg le lundi 30 juillet 2007, 16:17 - Bonnes Pratiques - Lien permanent
Le supplice de l'acheteur : la hausse de tarif... qu'elle est compliquée à faire passer lorsque pour votre direction Acheteur = économie... Et il est bien là le problème, les acheteurs sont sortis de leur anonymat par la porte des économies, et dés que tout va de travers sur le marché, ils sont les premiers à ne plus dormir ! Il faut dire que le babyboom des acheteurs a commencé à la fin des années 80, et les hausses sont arrivées "pour de vrai" depuis 4 ou 5 ans à peine.. Alors dans ce contexte, on oublie le développement des fournisseurs, les accords gagnants-gagnants. A la trappe, les accords long-termes, ou les contrats de progrès.
Les principales mesures de performances d'un service achats restent, pour la plupart, limitées aux économies réalisées par rapport aux budgets et aux améliorations des conditions de paiement...
Alors comment faire quand les prix des matières s'envolent ? La fuite en avant vers du moins cher, sans trop se poser de question sur le produit, ou son origine... ou alors des réflexions plus ambitieuses, par exemple revisiter les contenus techniques des produits ou de la chaîne logistique associée. Compliqué ? non, pas forcement, mais surtout l'occasion de réfléchir sur ce qui fait le prix du produit : des sur-emballages inutiles, ou de petits "luxes" évitables sur les pièces souvent conçues par des ingénieurs qui n'avaient pas forcement un soucis d'économie, une mauvaise planification des besoins qui imposent des envois express ou des stocks...
Une réflexion commune avec les fournisseurs s'avèrera toujours payante, car les idées de réduction de coûts existent peut être déjà, il suffit de provoquer les discussions, les réflexions, l'envie..
Et l'envie sera d'autant plus facile à susciter chez vos fournisseurs que vous aurez montré au cours de vos relations de l'éthique, du respect, de l'exigence, et de la constance ! sans pour autant, les avoir usé depuis 10 ans d'ateliers dédiés aux réductions de coûts..
"Après 30 ans d'amélioration de la productivité, personne au Japon ne demande « Est-ce fini ? ». Ce n'est jamais fini."" ( John Francis Jr Welch, General Electric)

