Les achats dans tous leurs états...

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mercredi 7 janvier 2009

Bonne et heureuse année à tous !

2009, l’année des grands changements. Car ils ne vont pas manquer dans nos façons de travailler et d’envisager les achats. Le plus grand des changements : la chute libre des prix des matières. En quelques mois, l’or s’est transformé en plomb, et du coup en marché d’acheteur. Le cuivre : - 50 % en une année, l’aluminium : - 40 %, le plomb : - 60%, argent, café, or, etc… Mais attention, le baril de pétrole divisé par 3, mais tous les produits dérivés des produits pétroliers ne baissent pas pour autant, il suffit de voir le maintient de certains prix de matières plastiques comme le polycarbonate, ou le PET. Alors la veille est à mettre place d’urgence si cela n’est pas encore fait pour pouvoir négocier correctement.

2009 l’année de tous les changements, pour poursuivre par les termes de paiement. Les fournisseurs banquiers c’est bientôt terminé, depuis le 1er janvier, les délais de paiement doivent être réduits à 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d'émission de la facture. Bien sûr chaque branche peut négocier des dérogations, mais on peut espérer revenir à une relation plus saine avec les fournisseurs, ils ne sont pas des banquiers mais des prestataires ou des fabrications…

Autre changement, et non des moindres, la prise de conscience des problématiques de développement durable dans les achats. Aucune direction d’achats de TGE n’y échappe, les achats publics sont à fond dedans, et toute entreprise même modeste ne pourra dans un avenir très proche en faire l’impasse. Il n’y avait qu’à regarder l’émission de France 2 lundi « Complément d’enquête » sur les phtalates, le bisphenol A présent dans le polycarbonate, les sachets empoisonnés des fauteuils de Conforma (on peut revoir l’émission sur le site http://info.france2.fr/complement-denquete/emissions/50074190-fr.php). Les acheteurs sont encore assez protégés dans la communication, puisqu’encore une fois, seuls les fabricants sont en ligne de mire, mais la pression est là et les clauses environnementales vont désormais prendre tout leur sens.

Enfin, les fournisseurs eux même montrent le chemin de la prudence, et la demande de couverture crédit est forte avant d'accepter les commandes. La traduction ? des fournisseurs qui refuseront des clients jugés douteux par les assurances crédit, des paiements de marchandises « au cul du camion » etc..

Les temps difficiles sont également les temps de renouveau et de remise en question. C'est souvent dans les temps de crise que la créativité s'exprime le plus. Une formidable opportunité pour qui voudra ou pourra la saisir. La piste qui semble vraiment intéressante à envisager pour plus de sérénité dans son métier d'acheteur est à trouver dans les principes de la RSE – Responsabilité Sociale de l’Entreprise. Un certain respect mutuel , et équilibré, dans les relations d’affaires, une juste rémunération pour les services ou produits vendus, et une vrai considération pour la préservation des ressources naturelles et au delà de l’héritage que nous allons devoir assumer.

Meilleurs vœux à tous !

mercredi 19 novembre 2008

Battements de cils et fabrication de papier

Dans de très nombreuses entreprises, la consommation de papier semble emblématique de l’engagement de ces dernières dans le développement durables. Nous avons tous maintenant compris que les copies recto verso réduisaient la conso, et que de manière générale, nous imprimons beaucoup trop.
Alors à tous ceux qui voudraient en savoir plus sur le papier voici quelques infos sur les fabricants de pâtes à papier. Eh oui, allons donc à la source. Et la source en France c’est 18,300 personnes employées dans l’industrie papetière, et 250,000 en Europe. Lisez, l’étude des faits et chiffres publiée par le CEPI (confederation of european paper industries), qui éclaire très précisement avec t à des chiffres précis . On y apprend que les usines de fabrication sont passées de 1555 à 1147 en Europe entre 1991 et 2007, alors que la production est passée de 73 mille tonnes à 110 mille tonnes de papier dans le même temps, avec seulement 5 mille tonnes importées !
Dans le papier, la part du recyclé a dépassé la part de fibre vierge, à 87 % pour les journaux, entre 40 et 90% pour le carton, mais à 10 % seulement pour le reste du papier. Info trés importante pour les acheteurs car les cours de papiers recyclés ont tendance à baisser fortement, une aide précieuse pour négocier...
Je vous renvoie aussi à une autre lecture tout aussi intéressante publiée par le NAPM pour défendre le papier, en décryptant 6 idées reçues sur le papier, l'étude s'appelle two sides,elle est très bien faite aussi. C'est trés utile pour se forger des convictions et ne pas se limiter qu'à des interprétations de grandes masses sur certaines idées reçues liées au papier. Il est certain que réduire sa consommation de papier est absolument nécessaire dans toutes les entreprises, mais travailler sur la façon dont est utilisée, inutilement, une partie importante du papier l’est tout autant, voire surement plus du point de vue environnemental.
Et si nous pouvons nous sentir rassuré sur la prise en main environnementale des fabricants de papier, le chantier reste assez immense du coté des imprimeurs et surtout des services marketing. Du coté des imprimeurs pour le développement de produits moins polluants (encre, vernis etc..), et du coté du marketing, pour les destinés des catalogues ou autres suremballage inutiles. Le principe du pollueur/payeur risque heureusement d’ailleurs de s’appliquer rapidement à tous ces produits….

mercredi 24 septembre 2008

Les cartes achats, un nouvel outil pour les acheteurs

Les cartes achats intéressent de plus en plus de sociétés et les collectivités locales. Elles sont là pour simplifier l'administratif qui gravite autour des commandes à petits montants et pourtant lorsque j'ai appelé ma banque pour en savoir plus, j'ai eu droit à la proposition d'une simple carte bleue. Pour en savoir plus, j'ai appelé Mme Ligeret, secrétaire générale de l’APECA (Association des Professionnels Européens de la Carte d’Achat), qui a eu la gentillesse de se prêter au jeu des questions/réponses :

Sandrine Grumberg : Tout le monde en parle, et les achats publics s’approprient cet outil pour leurs achats récurrents de faible enjeu, mais quels sont les avantages d’une carte achat dans une entreprise ?

Madame Ligeret : En quelques mots, la délégation de responsabilité, un meilleur contrôle des dépenses, et la possibilité de dématérialiser les échanges. Il ne s’agit pas d’une simple carte de paiement, cette carte permet de s’attaquer à toutes ces dépenses de faibles valeurs qui monopolisent beaucoup trop d’attention dans notamment le traitement des factures. Après avoir cartographié ces achats, les acheteurs peuvent sélectionner les fournisseurs récurrents et les solliciter pour la mise en place de ce programme. Les dépenses seront encadrées par des accords préalables, et les utilisateurs de la carte auront la liberté d’acheter les produits dont ils ont besoin sans avoir à subir certaines lourdeurs administratives comme les circuits d’approbation interne.

SG : Est ce une solution coûteuse, et est ce plutôt réservé aux grandes entreprises ?

Madame Ligeret : Non, et c’est bien l’intérêt de cette solution. Les TPE et PME sont aussi concernées. Ces coûts sont dépendants de la demande faite au fournisseur : de la simple « facturette » (niveau 1) au rapport détaillé des dépenses (Niveau 3). Il pourra donc y avoir une mise à niveau technique nécessaire pour le fournisseur Concernant le taux des commissions qui sont appliquées par les établissements financiers, aux acheteurs et aux fournisseurs, il est , en moyenne de 1.5 %. Ces coûts sont appelés à évoluer également en fonction du déploiement de ces nouvelles solutions en France et donc du volume des transactions. Et,il est, bien entendu, important de les corréler aux économies générées pour apprécier le retour sur investissement.

SG : Un lien possible avec les systèmes informatiques type compta ou ERP ?

Madame Ligeret : Oui c’est possible, mais cela sera vu avec la banque au cas pas cas.

SG : Quelles sont vos recommandations pour garantir le succès du déploiement d’un tel programme ?

Madame Ligeret : Comme tout projet, la constitution d’une équipe et la définition d’une application pilote dans un temps précis, pas trop long pour que le projet rebondisse tant en interne qu’auprès des fournisseurs. L’accompagnement par un expert achat peut s’avérer également utile pour encadrer et garantir le bon suivi du projet.

SG : Les fournisseurs justement, sont ils difficiles à convaincre ? Le traiteur ou le fleuriste ?

Madame Ligeret : Non, c’est un moyen de paiement qui est de plus en plus utilisé par les marchés publics, et qui ne change pas l’organisation des fournisseurs tout en leur permettant d’être réglé à 5 jours en moyenne (le gain de trésorerie est un avantage majeur). Si les projets sont clairement présentés, les réticences seront faciles à vaincre.
De nombreuses informations sont disponibles surle site internet http://www.association-apeca.org.

mercredi 3 septembre 2008

Du "six sigma" au "green sigma"

Non, ce n'est pas du chinois, juste un édito trés intéressant à lire sur GreenBiz : lien et qui parlera un peu, beaucoup, passionnément à tous ceux d'entre nous qui ont œuvré dans l'automobile. En substance, il dit que la qualité a profondément et durablement modifié l'entreprise il y a 20 ans avec l'arrivée de la qualité totale, avec le TQM (Total Quality Management), et avec tous les outils Lean, Six Sigma etc.. Pour lui, l'analogie entre qualité et le" business vert" est là. Tous deux ont à voir avec la réduction des déchets et l'efficacité. Tous deux impliquent le principe d'amélioration continue qui par principe n'a de cesse de recommencer encore et encore. Loin d'être une mode ce mouvement est fait pour durer et pour modifier durablement les pratiques des entreprises. On y croit !

lundi 1 septembre 2008

La rentrée des acheteurs

Les vacances passées, voici le joli mois de septembre, et pour la rentrée pour les acheteurs aussi. Mais en fait, en quoi va consister la rentrée pour la plupart d'entre eux ? C'est l'intégration du service achats dans l'entreprise qui va déterminer cette période d'une intense activité : la préparation des budgets... déjà entamée avant l'été, les budgets 2009 vont devoir s'affuter et les acheteurs et leur direction prendre des risques.
Pour de nombreuses sociétés, les réductions des coûts restent d'actualité, mais pour l'acheteur la traduction est souvent la réduction de prix que les fournisseurs vont devoir consentir à nouveau pour garder leur marché. L'économie brute restant l'indicateur par excellence. C'est dans cette période que les achats déterminent la stratégie qui sera appliquée. Nous en avons quelques exemples dans la presse depuis quelques jours, et il semble bien que le chiffre du moment soit 70 % : Dassault Aviation avec 70 % de ses achats hors de la zone euro (lire l'article ), ou Valéo avec également 70 % en toute transparence sur leur site ou enfin Schneider Electric qui l'annonçait également au printemps dans le magazine La Lettre des Achats. Bref, donc, du travail pour les acheteurs qui au delà de tous les appels d'offres à venir, ainsi que les mouvements des outillages à gérer entre les pays, ont du prévoir ce que sera en 2009, leur portefeuille de produits en terme de prix d'achats.
Les prévisions de prix sont liées aux mouvements des matières premières à venir donc très difficile à garantir auprès d'une direction, on a vu des hausses spectaculaires succéder à des baisses inattendues, et plus prévisible quoique, aux montants des coûts de travail, le paramètre logistique devrait créer la surprise dans les mois à venir compte tenu des hausses des carburants et de la volatilité des cours du fret maritime (en baisse depuis le ralentissement de la demande en Chine pour les JO, après une très forte hausse jusqu'en Aout).
Beaucoup de travail donc en perspective, les acheteurs ne sont donc pas prêts de pouvoir se libérer pour aller étudier leurs fournisseurs de plus prés, et une étude parue cet été confirme que moins de 20 % des acheteurs interrogés connaissent la stratégie de leurs fournisseurs. C'est pourtant bien chez les fournisseurs que résident les réponses à de nombreuses questions, mais bien évidemment les échanges demandent de la patience et une véritable lisibilité à cours et à moyen terme de la part des acheteurs envers les fournisseurs. Et les successions d'annonce de plan de réduction de coûts majeurs ou de transfert d'achat vers des zones dollar ne vont pas créer un climat favorable pour les acheteurs. C'est maintenant que la motivation doit être au maximum pour les équipes achats, rien de tel qu'une formation, ou une session hors site pour garantir une bonne reprise. Bonne rentrée à tous !

lundi 23 juin 2008

Les nouveaux enjeux des achats

La lecture du rapport SD21000 et un dossier récent publié par le journal Les Echos ne laissent plus aucun doute sur l’importance de l’enjeux des achats dans les entreprises dans les mois et les années à venir. Les sociétés vont être conduite, par leur engagement propre ou par la volonté de leur client, à développer une véritable action de fonds dans leur manière d’acheter. Les dépenses des entreprises représentent une part très importante des chiffres d’affaires, 65 % en moyenne en Europe toute activité confondue.
Les motivations des chefs d’entreprises dans le lancement d’un projet d’achats responsables varient, et vont de la gestion du risque d’image à l’approche plus « verte » de leurs achats. Voir figure 1 ( extrait du supplément développement durable du journal Les Echos). Obectif 1
C’est lorsqu’il s’agit de prendre des décisions pratiques que la situation devient plus complexe car il n’est pas simple de transformer les acheteurs ou les prescripteurs en porte parole efficace, comme il n’est pas simple non plus d’encourager les fournisseurs a accompagner les projets sans bien comprendre tous les enjeux représentés par cet ambitieux projet.
Car les difficultés s’accumulent rapidement pour les acheteurs dans l’entreprise, comme le montre la figure 2 (Extrait du rapport canadien du Sustainable Purchasing Network de Décembre 2007).Objectifs-_figure_2.jpg
Les achats font figure de parent pauvre de la connaissance interne de l’entreprise, comme le montre le rapport de l’Afnor sur les résultats de l’expérimentation du guide SD 21000.
La prise de conscience est réelle et l’offre de formation concrète quoique toujours un peu trop confidentielle. J’anime un stage sur cette thématique, 5 personnes en 2007, déjà 12 personnes cette année, et deux cessions qui montrent déjà un bon taux de remplissage pour aout et octobre… les choses bougent !

mardi 27 mai 2008

La réduction des coûts, la formule 1 du moment !

la réduction des coûts est de toutes les communications, même là où personne n'irait la chercher (lire l'article de Libération ). Mystérieuse chez EADS la politique de réduction des coûts s'affiche, et est directement à l'origine de l'amélioration de la rentabilité de multiples entreprises en 2007, Schneider, Adidas, Air France, etc... par de multiples approches, pas toujours liées à des réductions d'effectifs d'ailleurs, mais aussi à des remises en cause des politiques d'achats dans les entreprises, pour le meilleur ou pour le pire..
Un indicateur intéressant : la cote des métiers en "or" (à lire dans cet article de Challenge ) où le métier de directeur des achats figure en bonne place. La réduction des coûts s'assume donc, décomplexée, en cessant de se cacher derrière cette formule agressive et parfois floue,de Cost Killing, bien au delà donc, de la simple sémantique.
C'est plutôt rassurant, car une société qui est rentable est une société qui saura investir dans la recherche, dans des moyens de production moderne, dans des formations de qualité. Un des clichés du monde des achats est de penser qu'un acheteur fuit les sociétés gagnant de l'argent, bien au contraire ! Une négociation sera forcement plus riche de sens, même si moins facile aussi, avec des sociétés soucieuses de leur rentabilité, qu'avec une société exsangue et prête à tout pour prendre une affaire. Une politique de réduction de coûts bien menée ne se fera pas au détriment ni des fournisseurs (un peu quand même...) ni de la qualité des produits, je vous renvoie pour cela à la lecture d'un article vraiment intéressant (voir ici). Encore un cliché à faire tomber : qu'on ne peut réduire les coûts qu'en pensant forcément "pauvre" produit, produit "low cost". Même si dans ce domaine de réduction des coûts, la gigantesque "panne" du trafic aérien le mois dernier aux Etats-Unis, qui a cloué au sol des centaines d'avions aprés que certaines compagnies aient tellement tiré sur la corde des économies que des fissures assez graves sur les avions ont été constatées (ces compagnies ont due payer de fortes amendes et remettre au norme tout leur parc en quelques semaines), conduisent à penser que comme dit plus haut, ces approches sont pour le pire quand elles sont vues à court terme, mais aussi pour le meilleurs quand elles sont réfléchies et construites à long terme, dans un vrai projet d'entreprise.

mardi 13 mai 2008

Les PME sont elles trop riches ?

Alors que toutes les dépenses des grandes entreprises sont passées au crible des services achats, une grande partie des PME françaises peine à hisser les leurs au sommet de leurs préoccupations quotidiennes. Les achats stratégiques restent pour la plupart la chasse gardée du dirigeant et le reste s’éparpille auprès des nombreux acheteurs improvisés de l’entreprise et donc auprès des nombreux, voire souvent, trop nombreux fournisseurs. La course au développement du chiffre d’affaires reste très logiquement une préoccupation majeure, mais la rationalisation des dépenses est souvent ignorée. Sauf bien sur, quand il n’y a plus du tout de trésorerie et que les robinets se ferment totalement.

Et pourtant, la rationalisation des dépenses est la portée de toutes les PME et s’avère être un gisement important d’économies que ce soit des économies d’argent, de stock, ou de temps.

1ère piste : l’acheteur. Les acheteurs ne sont pas les grands amis des employés de l’entreprise, car toujours vus comme les empêcheurs de tourner en rond : Ils veulent des cahiers des charges ou des demandes d’achats bien rédigés et détaillant les besoins, alors que bien souvent cette étape préalable à une bonne intervention achats est vécue comme une perte de temps par le technicien, le chef d’atelier ou l’ingénieur… Comment assurer une bonne mise en concurrence si le besoin n’est pas défini correctement ? C’est souvent là que le bât blesse. Et pourtant, l’arrivée d’un acheteur dans une entreprise, c’est l’occasion de remettre un peu d’ordre dans des achats souvent dispersés et les économies sont au rendez vous…

2ème piste : le conseil. Un œil professionnel identifiera rapidement les potentiels et les points à modifier. Les personnels extérieurs sont efficaces car ils n’ont aucun « parasitage » de la vie quotidienne dans leurs actions, et les dirigeants peuvent accepter/écouter un diagnostic qu’ils n’auraient pas forcement écouté venant de leur personnel. Là encore, les économies sont au rendez vous d'une action bien ciblée.

Ce matin encore, Adidas annonce un bénéfice net en hausse de 32 % grâce à la politique de réduction de coûts menés avec les fournisseurs, pendant que Lafarge indique que son objectif de réduction de coût de 340 m€ a été dépassé et devrait atteindre 400 m€… Dans La Tribune ce matin un autre angle « le business vert : vendre plus et dépenser moins » : les achats sont partout alors les PME, trop riches pour l'ignorer ?

mercredi 30 avril 2008

L’arrêt de la loi Galland.

Le monde des acheteurs est divisé en 4 planètes : la planète entreprise, la planète publique, la planète grande distribution, et la planète des consommateurs. Ayant passé 17 ans sur la planète entreprise, j’ai du mal à saisir l’intérêt de la loi Galland, qui sous couvert de protection PME a conduit aux marges arrières et autres subtilités manquant totalement de transparence. Quand un acheteur privé négocie un contrat annuel de fournitures industrielles, des outillages à main par exemple, il négocie des remises. Même si SAM, FACOM ou KS Tools sont des PME (plus vraiment pour Facom), les remises négociées par les acheteurs d’entreprise vont de 20 à 35 % voire plus, alors que négocient les acheteurs grande distribution ? et ces 3 sociétés situées peuvent elles se comparer entre elles ? Voyons un peu plus en détail …

Que négocient les acheteurs des distributeurs ? la logistique, les remises de fin d’années, les conditionnements, les contributions financières aux catalogues, tête de condoles ou autres, etc… Quand on parle d’un prix net remise déduite dans l’entreprise, on parle du triple net dans la distribution. Car bien sûr, les contributions sont ramenées au prix pièces et les acheteurs ont la possibilité de mesurer leur efficacité.

Est ce que les PME se comparent toutes en elles ? bien sur que non, ces 3 marques citées plus haut (d’ailleurs peut être absente des référencements de la grande distribution) sont un bon exemple pour celui qui achète de l’outillage. Sam, société française de 200 personnes, fabricant, un chiffre d’affaires (CA) de 32,4 millions d’€ - Facom, société achetée par Stanley en 2005, fabricant, un CA de 4,5 milliards de - KS Tools, société française semble t il, négociant, un CA de 12,7 millions d’€. Les puissances de « feu » sont vraiment différentes et les budgets qui peuvent être dégagés sont à la mesure de leurs revenus.

Qu’est les MDD (Marque De Distributeur) ont changé au travail de l’acheteur ? un changement énorme, car pour leurs marques, les distributeurs ont toutes latitudes et le sourcing dans ce cas est libre, c’est pourquoi les MDD sont vendues moins chères en magasin. Les marges brutes sont plus importantes et c’est aussi pourquoi les distributeurs ont tout intérêt à les mettre en avant le plus possible. Quant au lien entre MDD et qualité, il est variable, comme il l’est dans les marques également.

Est ce que les acheteurs distributions vont renoncer aux marges arrières après l’abrogation de la loi Galland ? c’est bien là toute la question. Un prix remisé, c’est une facture allégée, mais de nouveaux budgets pour les distributeurs, vont ils ajouter ou augmenter des lignes de budgets ou plutôt conserver cette sorte d’acquis ? C’est sans doute sur ce point qui inquiète les PME.

Concernant les acheteurs que nous sommes tous, c’est plutôt une bonne nouvelle, les 30 % d’écart entre le panier de la ménagère allemande et française trouve une partie de leurs justifications dans cette loi. Propter, Unilever, Coca Cola, Kellogs, Suchard, etc… sont des marques vendues partout en Europe, mais pas au même prix… Juste un exemple pour qui craque pour le chocolat vendu dans un emballage rouge avec un éléphant dessus..., une barre vendue 0,65€ au Grand Duché de Luxembourg, est vendue en France 1,5 €… Allez comprendre..

mardi 29 avril 2008

PME et développement durable ... La présentation Afnor

Comme promis, voici le fichier publié sur le site de l'afnor : SD21000, et l'adresse du site internet : http://www.afnor.org/portail.asp?ref=7791&actu=1&detailactu=1&lang=French

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