C'est du 1er au 4 décembre prochain, une nouvelle édition d'un petit salon qui monte.... avec 100 exposants et de nombreuses conférences. A ne pas rater si le sujet vous intéresse. Bien sur c'est modeste, mais c'est presque 30 exposants de plus que l'année derniére...Buy&care Durant le salon une présentation d'un nouveau guide Afnor pour déployer les achats durables dans son entreprise.
jeudi 29 octobre 2009
Salon des achats responsables : Buy&Care
Par Sandrine Grumberg le jeudi 29 octobre 2009, 20:10 - Achats Durables
lundi 5 octobre 2009
Portrait : acheteur
Par Sandrine Grumberg le lundi 5 octobre 2009, 18:35 - Décryptage
A découvrir ce mois ci dans le magazine « l’entreprise », un portrait
assez peu flatteur, mais pour le coup très réaliste des acheteurs (en page
68-69). « Les acheteurs deviennent des tyrans » et pourtant cette
profession reste dans l’ombre médiatique malgré toute son influence sur
l’économie. Par quel mystère ?
Malgré sa
« professionnalisation » les acheteurs ont plutôt un profil d’homme
de l’ombre, un peu comme le comptable ou le responsable qualité. Les dirigeants
assument leurs stratégies, mais sont très rarement questionnés sur leurs
achats, et sur l’éthique qui les commandent. Et même si les acheteurs ont
rarement un intéressement sur l’économie réalisée, c’est bien la réduction des
prix qui reste le cœur même de l’activité de l’acheteur.
Les exemples choisis dans l’article sont parlants. Les acheteurs imposent
les contrats, et le vendeur négocie rarement ses conditions générales de vente
(CGV), sauf s’il travaille dans une entreprise d’une taille équivalente à celle
de l’acheteur. Je défends l’idée de Conditions Générales d’Achats (CGA) pour
les entreprises de toutes tailles car les CGV sont souvent excessives, mais on
voit désormais des CGA excessives à leur tour. On se trouve sur de nombreuses
pages de jargon juridique compliqué qui renvoient souvent à des tribunaux
américains ou anglais en cas de litige. Le jargon est d’ailleurs souvent en
anglais d’ailleurs... Dans l’article, un entrepreneur avait pris la peine de le
soumettre à son avocat qui avait émis des réserves sur une grande partie du
document, mais en vain car le contrat était à prendre ou à laisser. C’est
pourtant, d’après la loi, art. L.441-6 du code de commerce, les CGV qui
prévalent sur les CGA en cas de non accord. Mais quel fournisseur poursuivra
son client, même potentiel ?
L’article mentionne également les ruptures brutales de relations établies,
avec ou sans contrat d’ailleurs. La loi protège les fournisseurs des caprices
d’organisations achats. L’arrêt des relations commerciales s’accompagnent car
elles peuvent avoir des répercutions dramatiques, et des poursuites sont
envisageables, même si la encore la « raison business» l’emportera sur la
loi. Il semblerait tout de même que les procès soient en hausses.
En résumé, l’image n’est pas flatteuse, et il serait bon que toutes les directions d’achats soient un peu plus exposées au grand public, et détaillent un peu plus leurs stratégies. Mais rassurons-nous, toutes les grandes entreprises s’engagent une à une dans RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise), nulle doute qu’elles se feront fort de ré-éduquer toutes leurs organisations achats.
vendredi 25 septembre 2009
SA8000 : redonner aux hommes toute leur place.
Par Sandrine Grumberg le vendredi 25 septembre 2009, 18:42 - Achats Durables
Dans les principes de la RSE (Responsabilité Sociale -ou Sociétale - de
l’Entreprise) on trouve un volet social -ou sociétal- ; c’est sûrement un
des volets les plus délicats de l’approche des achats d’entreprise. Surement un
des plus intéressant aussi, car les hommes n’existent dans les analyses achats
que sous les rubriques « main d’œuvre », et coût horaire. Il est pourtant
tellement important de savoir si les ouvriers produisant les pièces automobiles
ou les chaussures de sécurité sont bien ou mal traités dans l’entreprise, sont
bien ou mal protégés contre les accidents de travail, sont bien ou mal outillés
pour travailler, sont bien ou mal payés…en Roumanie, en Chine ou en
France.
mardi 25 août 2009
Intoxication au plomb en Chine
Par Sandrine Grumberg le mardi 25 août 2009, 18:02 - Décryptage
Nous avons appris la semaine dernière l’intoxication au plomb de plus de
2000
enfants en Chine (info du 25 aout ), bon c’est vrai, cela n’a pas vraiment
fait la une des journaux... Il y a eu en France assez peu d’écho sauf pour
indiquer, à juste titre, la nouveauté qu’a représentée la couverture médiatique
chinoise (voir article de l’agence Chine Nouvelle ).
Ce nouveau drame humain et environnemental, ouvre beaucoup de grilles de
lecture, qui sont toutes très intéressantes à explorer :
1. Qui sont les sociétés mises en causes ? trouver leurs noms n’a pas
été compliqué puisqu’elles étaient toutes deux mises en causes dans les
différents articles de Chinadaily, Le Monde, The Times, etc… mais trouver des
informations sur ces sociétés (taille, produits, clients) s’est avéré beaucoup
plus compliqué. Au fil des articles (essentiellement sur des sites
anglo-saxons), on parle de sociétés de taille moyenne, or un des groupes fait
partie des 500 premières sociétés chinoises, donc loin d’une taille moyenne. En
revanche, je n’ai pu trouver aucune information sur leurs clients. J’aurais
aimé trouvé qui étaient les acheteurs de ces produits ayant intoxiqués des
enfants, et leurs parents bien évidemment, mais acheter en Chine, même si c'est
un évidence, reste un vrai tabou…
2. ROHS limite, voire interdit la présence de plomb dans de nombreux
produits (peinture, soudure…) alors où est il encore utilisé ? Dans les
batteries, bien sûr, et de façon générale dans les accumulateurs divers et
variés. Et les capacités de production dans le monde n’ont cessé d’augmenter
(+24% depuis 2004), les demandes ont augmenté aussi (+20% depuis 2004, voir les
statistiques publiées par International Lead and Zinc Study Group). Car même si
les batteries durent bien plus longtemps qu’avant, le marché automobile est
toujours en développement, et encore plus dans les pays comme la
Chine.
3. Alors le plomb est une consommation locale dans les pays « en
développement » ? Oui et non, car si les marchés asiatiques se développent
très fort, et les importations de batteries en provenance de Chine évoluent
très fortement également. Les batteries plomb sont encore prédominantes sur le
marché automobile, même si des substituts sont déjà très présent sur d’autres
marchés (portables, piles, etc…). L'annonce de la fermeture de la très belle
usine de fabrication de batterie à
Sarreguemines le mois dernier, indique clairement que les batteries
« made in France » ne doivent plus être bien nombreuses. Si le sujet
vous intéresse, il existe des études de marché probablement très bien faites,
mais aussi très couteuses (entre 2500 et 3000 €). Je n’en ai pas fait
l’acquisition et vous laisserais sur votre faim coté chiffres..
4. Les tolérances de rejet sont elles les même dans tous les pays ?
non, et c’est bien là tout le problème, car si les tolérances sont très faibles
en Europe (qui est à l’initiative de la directive ROHS), elles différent dans
tous les pays du monde, alors même que la toxicité du plomb est connue depuis
toujours. Acheter en se contentant de respecter les législations locales ne
suffit donc pas à garantir une politique d'achat "durable" et logique au sein
d'une même société. Car comment dés lors, comparer les prix d'un même produit
si les législations des pays producteurs sont plus ou moins tolérantes, donc
les coûts de revient différents ?
Depuis les premiers articles paruts depuis environ le 15 aout, les usines chinoises ferment (provisoirement ?) pour que les installations soient modifiées ou que la pression médiatique se calme un peu. Mais encore une fois, les achats de produits bruts ou transformés ne se font pas sans risque, et derrière chaque prix bas se cache des coûts qui peuvent être dramatiquement élevés pour les populations locales et pour notre planète. Mais ces coûts ne se paient pas directement, ni par les acheteurs, ni pas les consommateurs, et c’est bien tout le problème…
lundi 30 mars 2009
Less is better *
Par Sandrine Grumberg le lundi 30 mars 2009, 10:39 - Achats Durables
Une bonne définition des achats responsables en 3 mots, et un article
intéressant à lire dans le JDD du 29 mars. L’article « Avez-vous la fibre
verte ? » évoque l’impact « climatique » des vêtements que nous
portons : « de la production des fibres à leur transformation,
jusqu’à leur transport et leur entretien ». L’interview de Geniève Férone
revient dans cet article à des fondamentaux « si l’on veut consommer
responsable, il faut accepter de renoncer aux achats compulsifs », lire et
comprendre les étiquettes.
Difficile néanmoins, et surtout dans l’habillement, de pouvoir bien savoir
d’où viennent les vêtements vendus, et les prix ne disent pas tout : l’an
dernier même Kenzo a délocalisé la fabrication de ses costumes hommes. Il nous
reste le bon sens et une offre alternative qui augmente: les fibres coton bio
valent mieux que les fibres synthétiques , c’est plus cher ? peut être,
mais les vêtements durent plus longtemps. Sommes nous obligés de sombrer dans
le syndrome de la bonne affaire systématique ? Non, il faut accepter de
payer un juste prix pour une juste rémunération des fabricants, et une
sélection rigoureuse des matières. Nous pouvons acheter moins mais
mieux.
Un article très complet et passionnant sur le sujet est à lire sur le site
eco-sapiens (liens)
.
Tout ceci s’applique à notre vie, mais aussi aux vêtements de travail achetés
dans les entreprises, les fameux « cotons bugatti » distribués
largement n’ont en règle générale aucune traçabilité, leur seul attrait est
leur prix. Mais d’où viennent ils ? Comment ont ils été fabriqués ?
les conditions de travail subies sont elles acceptables ? le cahier des
charges doit pouvoir couvrir ces points, et les distributeurs doivent savoir
répondre à ces interrogations. Questionnez vos fournisseurs, vous serez
surement surpris par les réponses. Et pourquoi ne pas acheter chez les
fabricants ? il en reste en France, quelques uns.
Difficile de ne pas avoir une position militante pour pouvoir acheter plus
responsables, notre action individuelle a un impact sur l’offre. Penser le
contraire est encourager l’immobilisme.
Dans le même journal, dans les pages économiques, une bonne nouvelle : les
lingettes n’ont plus la cote, faute à la crise. Le marché des serviettes
nettoyantes est passé de 100 millions d’euros à moins de 65 millions d’euros.
Et si au delà de la crise, nos comportements étaient en train de changer
durablement ?
"*moins est meilleur"
lundi 2 février 2009
Le paradoxe des NTIC
Par Sandrine Grumberg le lundi 2 février 2009, 15:36 - Achats Durables
Selon Terra Economica (Site
) : "1,35 million, est le nombre de tonnes de CO 2 qui pourraient être
évitées si le télépéage était généralisé , soit 1% des émissions du transport
en France. C’est en s’arrêtant et en redémarrant que les autos sont les plus
polluantes." On pense assez naturellement à l’évolution technologique
(télépéage notamment) et les informations publiées par les sociétés d’autoroute
montre une évidente et forte évolution dans ce sens ( voir tous les rapports
annuels publiés cette année, Sanef,
Cofiroute,
ASF et APRR ).
Difficile d’estimer le nombre de péagers (oui, ce métier a un nom), sur les 4
sociétés d’autoroutes, c’est au total 13,000 employés dont plus de la moitié
sont des ouvriers et probablement entre 30 et 40 % sont des péagers.
On parle donc d’une fourchette de 4000 à 6000 personnes concernées et réelles,
par cette évolution technologique que nous souhaitons tous, mais qui va
inexorablement faire disparaître une profession. Alors, préservation de
l’emploi ou préservation de l’environnement ? faudra t il choisir ?
et comment ? Il faudra nous habituer à manier les paradoxes de ce type,
car le mouvement lié au Développement Durable est bien là. A la lecture des
rapports annuels des 4 sociétés d’autoroute, il semble que l’accompagnement
vers une autre qualification des péagers soit au moins pour 2 d’entre elles,
une priorité. Le client et l’environnement sont cités à toutes les pages, il y
a donc tout à parier que de nouveaux services seront inventés, mais surement
pas à la hauteur des quantités d’emplois actuels. Au passage, si vous les
parcourez, vous serez frappés comme moi par la constitution des conseils
d’administration, 100 % masculin ! sauf pour ASF qui compte 2 femmes dans
son conseil... La diversité est surement plus assurée chez les péagers, là où,
malheureusement, les femmes seront plus durement touchées par la disparition de
leur travail…
C'est bien dans la RSE (Responsabilité Sociale de l'Entreprise ), tout
l'enjeu de la question : un juste équilibre entre les notions sociales et
les notions environnementales pour éviter de nous rendre coupable de nous
plonger dans les NTIC (nouvelle technologie d'information et de communication)
en détruisant par là même des emplois.
Pour finir en souriant, et une fois n’est pas coutume, j’avais déniché une
vidéo très sympa sur ce métier en voie de disparition… le
péage mais il semble qu'RTL TV ai retiré aux supports comme YouTube ou
dailymotion le droit de le diffuser.. Dommage. (Ajout du 4 février...)
lundi 19 janvier 2009
Une histoire "timbrée"
Par Sandrine Grumberg le lundi 19 janvier 2009, 16:17 - Pratiques douteuses...
Une pub a attiré mon attention il y a quelques jours. La poste propose à
tout un chacun d’imprimer les timbres de chez soi… c’est
beau et tout simple. Mais tout de même, au delà du coté fun et sympa de
l’affaire, c’est un peu limite coté achats… voyons un peu, vous fournissez
l’imprimante (les cartouches…), les autocollants, et La poste vous propose un
timbre au même prix que celui que vous achetez « en vrai », soit 0,55€.
Même pas moins cher pour justifier le travail ou le matériel fourni.
L’intérêt pour les entreprises ou les particuliers est vraiment limité,
éventuellement pour tous ceux qui ne se déplacent pas ou qui souhaitent des
timbres vraiment sympa, mais pour le reste… Par contre, c’est une belle
application des codes barres 2D dit « datamatrix » puisque le
paramétrage des imprimantes (couleur notamment) n’a aucune importance sur le
timbre en lui même, les infos sont contenues sur ce petit code installé à la
droite du timbre. Ce type de code a envahi nos correspondances (téléphone, EDF,
banque, etc..) et permet le stockage d’un nombre incroyable d’informations sur
une petite surface, pour en savoir plus voyez la présentation sur le
blog : code 2D

Le progrès est partout autour de nous, encore faut il qu’il soit un véritable atout, et en l’occurrence, les timbres « faits maison » sont plus un gadget couteux qu’une véritable révolution.
mercredi 7 janvier 2009
Bonne et heureuse année à tous !
Par Sandrine Grumberg le mercredi 7 janvier 2009, 21:10 - Achats Durables
2009, l’année des grands changements. Car ils ne vont pas manquer dans nos
façons de travailler et d’envisager les achats. Le plus grand des
changements : la chute libre des prix des matières. En
quelques mois, l’or s’est transformé en plomb, et du coup en marché d’acheteur.
Le cuivre : - 50 % en une année, l’aluminium : - 40 %, le
plomb : - 60%, argent, café, or, etc…
Mais attention, le baril de pétrole divisé par 3, mais tous les produits
dérivés des produits pétroliers ne baissent pas pour autant, il suffit de voir
le maintient de certains prix de matières plastiques comme le polycarbonate, ou
le PET. Alors la veille est à mettre place d’urgence si cela
n’est pas encore fait pour pouvoir négocier correctement.
2009 l’année de tous les changements, pour poursuivre par les termes
de paiement. Les fournisseurs banquiers c’est bientôt terminé, depuis
le 1er janvier, les délais de paiement doivent être réduits à 45 jours fin de
mois ou 60 jours à compter de la date d'émission de la facture. Bien sûr chaque
branche peut négocier des dérogations, mais on peut espérer revenir à une
relation plus saine avec les fournisseurs, ils ne sont pas des banquiers mais
des prestataires ou des fabrications…
Autre changement, et non des moindres, la prise de conscience des
problématiques de développement durable dans les achats. Aucune
direction d’achats de TGE n’y échappe, les achats publics sont à fond dedans,
et toute entreprise même modeste ne pourra dans un avenir très proche en faire
l’impasse. Il n’y avait qu’à regarder l’émission de France 2 lundi
« Complément d’enquête » sur les phtalates, le bisphenol A présent
dans le polycarbonate, les sachets empoisonnés des fauteuils de Conforma (on
peut revoir l’émission sur le site
http://info.france2.fr/complement-denquete/emissions/50074190-fr.php). Les
acheteurs sont encore assez protégés dans la communication, puisqu’encore une
fois, seuls les fabricants sont en ligne de mire, mais la pression est là et
les clauses environnementales vont désormais prendre tout leur sens.
Enfin, les fournisseurs eux même montrent le chemin de la prudence, et la
demande de couverture crédit est forte avant d'accepter les commandes. La
traduction ? des fournisseurs qui refuseront des clients jugés douteux par
les assurances crédit, des paiements de marchandises « au cul du
camion » etc..
Les temps difficiles sont également les temps de renouveau et de remise en
question. C'est souvent dans les temps de crise que la créativité s'exprime le
plus. Une formidable opportunité pour qui voudra ou pourra la saisir. La piste
qui semble vraiment intéressante à envisager pour plus de sérénité dans son
métier d'acheteur est à trouver dans les principes de la RSE –
Responsabilité Sociale de l’Entreprise. Un certain respect mutuel , et
équilibré, dans les relations d’affaires, une juste rémunération pour les
services ou produits vendus, et une vrai considération pour la préservation des
ressources naturelles et au delà de l’héritage que nous allons devoir
assumer.
Meilleurs vœux à tous !
mercredi 19 novembre 2008
Battements de cils et fabrication de papier
Par Sandrine Grumberg le mercredi 19 novembre 2008, 15:23 - Décryptage
Dans de très nombreuses entreprises, la consommation de papier semble
emblématique de l’engagement de ces dernières dans le développement durables.
Nous avons tous maintenant compris que les copies recto verso réduisaient la
conso, et que de manière générale, nous imprimons beaucoup trop.
Alors à tous ceux qui voudraient en savoir plus sur le papier voici quelques
infos sur les fabricants de pâtes à papier. Eh oui, allons donc à la source. Et
la source en France c’est 18,300 personnes employées dans l’industrie
papetière, et 250,000 en Europe. Lisez,
l’étude des faits et chiffres publiée par le CEPI (confederation of
european paper industries), qui éclaire très précisement avec t à des chiffres
précis . On y apprend que les usines de fabrication sont passées de 1555 à 1147
en Europe entre 1991 et 2007, alors que la production est passée de 73 mille
tonnes à 110 mille tonnes de papier dans le même temps, avec seulement 5 mille
tonnes importées !
Dans le papier, la part du recyclé a dépassé la part de fibre vierge, à 87 %
pour les journaux, entre 40 et 90% pour le carton, mais à 10 % seulement pour
le reste du papier. Info trés importante pour les acheteurs car les cours de
papiers recyclés ont tendance à baisser fortement, une aide précieuse pour
négocier...
Je vous renvoie aussi à une autre lecture tout aussi intéressante publiée par
le NAPM pour défendre le papier, en décryptant 6 idées reçues sur le papier,
l'étude s'appelle two sides,elle est
très bien faite aussi. C'est trés utile pour se forger des convictions et ne
pas se limiter qu'à des interprétations de grandes masses sur certaines idées
reçues liées au papier. Il est certain que réduire sa consommation de papier
est absolument nécessaire dans toutes les entreprises, mais travailler sur la
façon dont est utilisée, inutilement, une partie importante du papier l’est
tout autant, voire surement plus du point de vue environnemental.
Et si nous pouvons nous sentir rassuré sur la prise en main environnementale
des fabricants de papier, le chantier reste assez immense du coté des
imprimeurs et surtout des services marketing. Du coté des imprimeurs pour le
développement de produits moins polluants (encre, vernis etc..), et du coté du
marketing, pour les destinés des catalogues ou autres suremballage inutiles. Le
principe du pollueur/payeur risque heureusement d’ailleurs de s’appliquer
rapidement à tous ces produits….
mercredi 24 septembre 2008
Les cartes achats, un nouvel outil pour les acheteurs
Par Sandrine Grumberg le mercredi 24 septembre 2008, 16:51 - Achats dématérialisés
Les cartes achats intéressent de plus en plus de sociétés et les
collectivités locales. Elles sont là pour simplifier l'administratif qui
gravite autour des commandes à petits montants et pourtant lorsque j'ai appelé
ma banque pour en savoir plus, j'ai eu droit à la proposition d'une simple
carte bleue. Pour en savoir plus, j'ai appelé Mme Ligeret, secrétaire générale
de l’APECA (Association des Professionnels Européens de la Carte d’Achat), qui
a eu la gentillesse de se prêter au jeu des questions/réponses :
Sandrine Grumberg : Tout le monde en parle, et les
achats publics s’approprient cet outil pour leurs achats récurrents de faible
enjeu, mais quels sont les avantages d’une carte achat dans une
entreprise ?
Madame Ligeret : En quelques mots, la délégation de
responsabilité, un meilleur contrôle des dépenses, et la possibilité de
dématérialiser les échanges. Il ne s’agit pas d’une simple carte de paiement,
cette carte permet de s’attaquer à toutes ces dépenses de faibles valeurs qui
monopolisent beaucoup trop d’attention dans notamment le traitement des
factures. Après avoir cartographié ces achats, les acheteurs peuvent
sélectionner les fournisseurs récurrents et les solliciter pour la mise en
place de ce programme. Les dépenses seront encadrées par des accords
préalables, et les utilisateurs de la carte auront la liberté d’acheter les
produits dont ils ont besoin sans avoir à subir certaines lourdeurs
administratives comme les circuits d’approbation interne.
SG : Est ce une solution coûteuse, et est ce plutôt
réservé aux grandes entreprises ?
Madame Ligeret : Non, et c’est bien l’intérêt de cette
solution. Les TPE et PME sont aussi concernées. Ces coûts sont dépendants de la
demande faite au fournisseur : de la simple « facturette »
(niveau 1) au rapport détaillé des dépenses (Niveau 3). Il pourra donc y avoir
une mise à niveau technique nécessaire pour le fournisseur Concernant le taux
des commissions qui sont appliquées par les établissements financiers, aux
acheteurs et aux fournisseurs, il est , en moyenne de 1.5 %. Ces coûts sont
appelés à évoluer également en fonction du déploiement de ces nouvelles
solutions en France et donc du volume des transactions. Et,il est, bien
entendu, important de les corréler aux économies générées pour apprécier le
retour sur investissement.
SG : Un lien possible avec les systèmes informatiques
type compta ou ERP ?
Madame Ligeret : Oui c’est possible, mais cela sera vu
avec la banque au cas pas cas.
SG : Quelles sont vos recommandations pour garantir le
succès du déploiement d’un tel programme ?
Madame Ligeret : Comme tout projet, la constitution
d’une équipe et la définition d’une application pilote dans un temps précis,
pas trop long pour que le projet rebondisse tant en interne qu’auprès des
fournisseurs. L’accompagnement par un expert achat peut s’avérer également
utile pour encadrer et garantir le bon suivi du projet.
SG : Les fournisseurs justement, sont ils difficiles à
convaincre ? Le traiteur ou le fleuriste ?
Madame Ligeret : Non, c’est un moyen de paiement qui
est de plus en plus utilisé par les marchés publics, et qui ne change pas
l’organisation des fournisseurs tout en leur permettant d’être réglé à 5 jours
en moyenne (le gain de trésorerie est un avantage majeur). Si les projets sont
clairement présentés, les réticences seront faciles à vaincre.
De nombreuses informations sont disponibles surle site internet
http://www.association-apeca.org.
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