Dans de très nombreuses entreprises, la consommation de papier semble
emblématique de l’engagement de ces dernières dans le développement durables.
Nous avons tous maintenant compris que les copies recto verso réduisaient la
conso, et que de manière générale, nous imprimons beaucoup trop.
Alors à tous ceux qui voudraient en savoir plus sur le papier voici quelques
infos sur les fabricants de pâtes à papier. Eh oui, allons donc à la source. Et
la source en France c’est 18,300 personnes employées dans l’industrie
papetière, et 250,000 en Europe. Lisez,
l’étude des faits et chiffres publiée par le CEPI (confederation of
european paper industries), qui éclaire très précisement avec t à des chiffres
précis . On y apprend que les usines de fabrication sont passées de 1555 à 1147
en Europe entre 1991 et 2007, alors que la production est passée de 73 mille
tonnes à 110 mille tonnes de papier dans le même temps, avec seulement 5 mille
tonnes importées !
Dans le papier, la part du recyclé a dépassé la part de fibre vierge, à 87 %
pour les journaux, entre 40 et 90% pour le carton, mais à 10 % seulement pour
le reste du papier. Info trés importante pour les acheteurs car les cours de
papiers recyclés ont tendance à baisser fortement, une aide précieuse pour
négocier...
Je vous renvoie aussi à une autre lecture tout aussi intéressante publiée par
le NAPM pour défendre le papier, en décryptant 6 idées reçues sur le papier,
l'étude s'appelle two sides,elle est
très bien faite aussi. C'est trés utile pour se forger des convictions et ne
pas se limiter qu'à des interprétations de grandes masses sur certaines idées
reçues liées au papier. Il est certain que réduire sa consommation de papier
est absolument nécessaire dans toutes les entreprises, mais travailler sur la
façon dont est utilisée, inutilement, une partie importante du papier l’est
tout autant, voire surement plus du point de vue environnemental.
Et si nous pouvons nous sentir rassuré sur la prise en main environnementale
des fabricants de papier, le chantier reste assez immense du coté des
imprimeurs et surtout des services marketing. Du coté des imprimeurs pour le
développement de produits moins polluants (encre, vernis etc..), et du coté du
marketing, pour les destinés des catalogues ou autres suremballage inutiles. Le
principe du pollueur/payeur risque heureusement d’ailleurs de s’appliquer
rapidement à tous ces produits….
Décryptage
mercredi 19 novembre 2008
Battements de cils et fabrication de papier
Par Sandrine Grumberg le mercredi 19 novembre 2008, 15:23
lundi 1 septembre 2008
La rentrée des acheteurs
Par Sandrine Grumberg le lundi 1 septembre 2008, 17:29
Les vacances passées, voici le joli mois de septembre, et pour la rentrée
pour les acheteurs aussi. Mais en fait, en quoi va consister la rentrée pour la
plupart d'entre eux ? C'est l'intégration du service achats dans
l'entreprise qui va déterminer cette période d'une intense activité : la
préparation des budgets... déjà entamée avant l'été, les budgets 2009 vont
devoir s'affuter et les acheteurs et leur direction prendre des risques.
Pour de nombreuses sociétés, les réductions des coûts restent d'actualité, mais
pour l'acheteur la traduction est souvent la réduction de prix que les
fournisseurs vont devoir consentir à nouveau pour garder leur marché.
L'économie brute restant l'indicateur par excellence. C'est dans cette période
que les achats déterminent la stratégie qui sera appliquée. Nous en avons
quelques exemples dans la presse depuis quelques jours, et il semble bien que
le chiffre du moment soit 70 % : Dassault Aviation avec 70 % de ses achats
hors de la zone euro (lire
l'article ), ou Valéo avec également 70 % en toute transparence sur
leur site ou enfin Schneider Electric qui l'annonçait également au
printemps dans le magazine La Lettre des Achats. Bref, donc, du travail pour
les acheteurs qui au delà de tous les appels d'offres à venir, ainsi que les
mouvements des outillages à gérer entre les pays, ont du prévoir ce que sera en
2009, leur portefeuille de produits en terme de prix d'achats.
Les prévisions de prix sont liées aux mouvements des matières premières à venir
donc très difficile à garantir auprès d'une direction, on a vu des hausses
spectaculaires succéder à des baisses inattendues, et plus prévisible quoique,
aux montants des coûts de travail, le paramètre logistique devrait créer la
surprise dans les mois à venir compte tenu des hausses des carburants et de la
volatilité des cours du fret maritime (en baisse depuis le ralentissement de la
demande en Chine pour les JO, après une très forte hausse jusqu'en Aout).
Beaucoup de travail donc en perspective, les acheteurs ne sont donc pas prêts
de pouvoir se libérer pour aller étudier leurs fournisseurs de plus prés, et
une étude parue cet été confirme que moins de 20 % des acheteurs interrogés
connaissent la stratégie de leurs fournisseurs. C'est pourtant bien chez les
fournisseurs que résident les réponses à de nombreuses questions, mais bien
évidemment les échanges demandent de la patience et une véritable lisibilité à
cours et à moyen terme de la part des acheteurs envers les fournisseurs. Et les
successions d'annonce de plan de réduction de coûts majeurs ou de transfert
d'achat vers des zones dollar ne vont pas créer un climat favorable pour les
acheteurs. C'est maintenant que la motivation doit être au maximum pour les
équipes achats, rien de tel qu'une formation, ou une session hors site pour
garantir une bonne reprise. Bonne rentrée à tous !
mercredi 30 avril 2008
L’arrêt de la loi Galland.
Par Sandrine Grumberg le mercredi 30 avril 2008, 17:51
Le monde des acheteurs est divisé en 4 planètes : la planète
entreprise, la planète publique, la planète grande distribution, et la planète
des consommateurs. Ayant passé 17 ans sur la planète entreprise, j’ai du mal à
saisir l’intérêt de la loi Galland, qui sous couvert de protection PME a
conduit aux marges arrières et autres subtilités manquant totalement de
transparence. Quand un acheteur privé négocie un contrat annuel de fournitures
industrielles, des outillages à main par exemple, il négocie des remises. Même
si SAM, FACOM ou KS Tools sont des PME (plus vraiment pour Facom), les remises
négociées par les acheteurs d’entreprise vont de 20 à 35 % voire plus, alors
que négocient les acheteurs grande distribution ? et ces 3 sociétés
situées peuvent elles se comparer entre elles ? Voyons un peu plus en
détail …
Que négocient les acheteurs des distributeurs ? la
logistique, les remises de fin d’années, les conditionnements, les
contributions financières aux catalogues, tête de condoles ou autres, etc…
Quand on parle d’un prix net remise déduite dans l’entreprise, on parle du
triple net dans la distribution. Car bien sûr, les contributions sont ramenées
au prix pièces et les acheteurs ont la possibilité de mesurer leur
efficacité.
Est ce que les PME se comparent toutes en elles ? bien sur
que non, ces 3 marques citées plus haut (d’ailleurs peut être absente des
référencements de la grande distribution) sont un bon exemple pour celui qui
achète de l’outillage. Sam, société française de 200 personnes, fabricant, un
chiffre d’affaires (CA) de 32,4 millions d’€ - Facom, société achetée par
Stanley en 2005, fabricant, un CA de 4,5 milliards de - KS Tools, société
française semble t il, négociant, un CA de 12,7 millions d’€. Les puissances de
« feu » sont vraiment différentes et les budgets qui peuvent être
dégagés sont à la mesure de leurs revenus.
Qu’est les MDD (Marque De Distributeur) ont changé au travail de
l’acheteur ? un changement énorme, car pour leurs marques, les
distributeurs ont toutes latitudes et le sourcing dans ce cas est libre, c’est
pourquoi les MDD sont vendues moins chères en magasin. Les marges brutes sont
plus importantes et c’est aussi pourquoi les distributeurs ont tout intérêt à
les mettre en avant le plus possible. Quant au lien entre MDD et qualité, il
est variable, comme il l’est dans les marques également.
Est ce que les acheteurs distributions vont renoncer aux marges
arrières après l’abrogation de la loi Galland ? c’est bien là toute la
question. Un prix remisé, c’est une facture allégée, mais de nouveaux budgets
pour les distributeurs, vont ils ajouter ou augmenter des lignes de budgets ou
plutôt conserver cette sorte d’acquis ? C’est sans doute sur ce point qui
inquiète les PME.
Concernant les acheteurs que nous sommes tous, c’est plutôt une bonne nouvelle, les 30 % d’écart entre le panier de la ménagère allemande et française trouve une partie de leurs justifications dans cette loi. Propter, Unilever, Coca Cola, Kellogs, Suchard, etc… sont des marques vendues partout en Europe, mais pas au même prix… Juste un exemple pour qui craque pour le chocolat vendu dans un emballage rouge avec un éléphant dessus..., une barre vendue 0,65€ au Grand Duché de Luxembourg, est vendue en France 1,5 €… Allez comprendre..
mercredi 2 avril 2008
Le juste prix
Par Sandrine Grumberg le mercredi 2 avril 2008, 11:06
Comment trouver le juste prix, et d'ailleurs existe t il ?
la course au prix le plus bas a t elle une fin ? A ces questions une
émission a tenté de trouver des réponses, c'était sur France Inter, et vous
pouvez l'écouter grâce au Podcast sur leur Site web et comme pour leur venir en écho, l'émission Capital
M6 menait une enquête sur les plats cuisinés à prix cassés. Avec pour cette
dernière un vrai paradoxe, alors que les prix des matières sont à la hausse les
prix des plats préparés n’ont jamais été aussi bas. Là encore, de
nombreuses questions sur ce qui ce cache derrière les prix cassés. Il
y a de nombreuses passerelles entre les acheteurs/consommateurs que nous sommes
tous les jours et les acheteurs professionnels dans les entreprises. Et les 2
émissions étaient passionnantes à suivre de ce point de vue. Nous avons perdu
nos repères, et il est vraiment difficile de s’y retrouver, le gratuit a
désormais une valeur, et le prix cher n’est plus synonyme de qualité.
Le « low cost » existe aussi dans les assiettes, et nous avions
l’exemple, dans l'émission d'M6, d’une fabrication de crêpes (d’ailleurs très
peu d’entreprises assument le bas coût et beaucoup ont refusé la caméra…), avec
d’un coté une crêpe fabriquée « comme à la maison » avec œuf, gruyère
râpé, crème, jambon supérieur etc… et une crêpe « bas coût » avec des
produits de moindre qualité (un jambon 40 ou 50 % moins cher que l’autre, moins
de produit (la crème a disparue) et des dosages différents (une crêpe plus
épaisse donc moins de produit à l’intérieur…). Le résultat une crêpe a 0,4 €
pour la première contre 0,15 € pour la dernière. J’avais déjà abordé le sujet
dans le papier "Acheter… un prix", et il vrai qu’apprendre à lire une étiquette
serait déjà un grand pas.
Exiger un prix avant tout est risqué, et les plats cuisinés sont un bon
exemple d’une externalisation (les repas) contrôlées par les prix au détriment
de la qualité, même si d’un point de vue d’hygiène, tous ces produits sont
irréprochables. J’ai du mal à comprendre la logique d’exigence de prix en
baisse permanente, nous faisons en permanence des arbitrages dans nos dépenses,
et il est clair que plus les produits achetés ont de la valeur ajoutée (un plat
préparé par exemple) et plus ils seront chers, il faut l'accepter.
Le juste prix c’est surement la logique du commerce
équitable, sortir de la logique d’un prix de marché pour entrer dans
une logique permettant au producteur de pouvoir vivre de son travail, l’exemple
du café est le plus connu, les producteurs dans les filières équitables vendent
leurs produits plus cher que dans les filières classiques, et peuvent vivre de
leur travail.
Le juste prix n’est pas le prix de marché, on l’a compris,
le marché spécule. Le juste prix ne sera pas forcement déterminé lors d’un
appel d’offres si l’on se contente de solliciter un prix, mais il sera
déterminé lorsque les décompositions de prix seront construites et comprises
par l’acheteur sur la base des connaissances acquises lors d’une étude
détaillée des processus de conception des produits et de leur fabrication, lors
des visites fournisseurs notamment.
Le juste prix c’est également accepter que le fournisseur puisse
faire un profit,et le développement du gratuit ou des lowcost est
vraiment inquiétant de ce point de vue, car pour pouvoir maintenir un profit le
fabricant réduit et/ou délocalise. Savez vous que la Chine a commencé à
délocaliser pour maintenir sa compétitivité ?Pour vous un téléphone a t il une
valeur que vous êtes prêt à payer ou seulement le gratuit donné par un
opérateur ?et pourtant, il a été fabriqué par des vrais gens, avec de vrais
matériaux.
Pour comprendre la logique du juste prix il faut savoir ce que l’on attend de ses achats. L’éco-efficacité est une logique à développer, l’éco sera économique mais aussi écologique. Le coût total fait partie entièrement de la démarche. L’expertise dans vos achats clés sera à développer. Mettre vos fournisseurs en concurrence est un aiguillon qui permet de toujours garder un oeil sur le monde extérieur. Comme j’ai déjà pu le dire, acheter est à la portée de tous, mais bien acheter est un métier. L’acheteur n’est pas un coût pour l’entreprise mais une véritable valeur ajoutée.
jeudi 20 mars 2008
Les achats n'existent pas...
Par Sandrine Grumberg le jeudi 20 mars 2008, 14:06
Enfin, les formations achats n'existent pas, étonnant et pourtant vrai.
C'est en France, comme chaque année les organismes de formation doivent
préparer leur bilan pédagogique et financier, et indiquer notamment combien
d'heures de formation ont été prodiguées, combien de personnes ont été formées,
etc... Puis vient le détail des spécialités de formation à renseigner, et là
j'ai cherché les achats parmi toutes les spécialités de formation, et je n'ai
trouvé qu'une ligne qui pourrait s'approcher de la compréhension globale des
achats dans l'entreprise : "Transport, Manutention, Magasinage" dans les
"spécialités plurivalentes des services" entre les commerces et vente et la
comptabilité, gestion... Alors, je vous l'avais bien dit, pour la direction du
travail et de la formation professionnelle : les formations achats
n'existent pas
...
lundi 21 janvier 2008
Acheter pour soi ou pour son entreprise
Par Sandrine Grumberg le lundi 21 janvier 2008, 22:44
Nous sommes tous des acheteurs, et au fond, est ce si
différent de remplir un caddy ou d’acheter des stylos, d'acheter un micro-onde
ou un photocopieur. En quoi l’achat privé diffère t il de l’achat
d’entreprise ? En regardant de près il ne devrait y avoir beaucoup de
différences. C’est peut être pourquoi les acheteurs n’ont pas toujours un rôle
de premier plan dans l’entreprise. Voyons deux points particuliers : les
délocations, et la baisse de la qualité.
- Les délocalisations . Les acheteurs sont souvent critiqués pour achèter dans les pays à bas coûts. L’impact le plus frappant évidemment a été la disparition de plans entiers de l’industrie : Environ 90 % des jouets viennent de Chine. Rappelons nous qu’avant d’être vendu, un produit est acheté. Les produits sont achetés par des acheteurs industriels ou de la grande distribution. Dis comme cela, c’est un peu simple, mais quand les quotas textiles sont tombés, il y a eu des acheteurs pour s’engouffrer dans cette brèche….. Et dans le même temps des consommateurs pour acheter des T-shirt à 3 euros … L’intérêt particulier, le porte monnaie en l’occurrence, prime sur l’intérêt collectif, la préservation des emplois. Le prix de vente n’est pas un bon indicateur pour savoir d'où viennent les produits. Le textile est un bon exemple , Kenzo a semble t il délocalisé l’an dernier la production de ses costumes en Asie, et pourtant nous ne sommes pas dans les bas prix…Une marque américaine : Apparel, a fait, elle, le pari d’une fabrication américaine, à Los Angeles, avec du coton américain, les prix ? 15 $ le T-shirt. Cette société a su communiquer, et le pari est réussi, c’est un succès, et les T-Shirt s’exportent dans le monde entier. Une partie de la population est en demande de plus d'éthique et de transparence. Alors, que faire ? En vouloir aux acheteurs d'acheter toujours moins cher ? non, ils font leur travail, mais si l'on veut autre chose il faut se renseigner, et Internet est une source d’information formidable. Si j’achète un produit, comme des vis, des stylos.. Comment savoir où sont fabriqué les produits ? les services consommateurs sont monnaie courante désormais chez toutes les marques, alors interrogeons les !
- La baisse de la qualité. L’impression est tenace, de plus en plus de produits sont des prix avant d’être un produit. N’avez vous jamais râlé devant les boitiers de CD qui se cassaient à peine ouverts ? des feutres qui n’écrivaient plus après avoir tirés 2 traits ? La faute à quoi ? Et bien tout simplement, à notre façon d’acheter. Un acheteur dans l’entreprise aura le choix : écrire une spécification, ou demander des fiches techniques, ou fermer les yeux et acheter un prix. Un acheteur / consommateur aura le choix : lire l’étiquette ou l’ignorer…Un livre ("Savoir Manger") propose un décryptage d'étiquettes, par exemple, certaines tranches de jambon vendu sous une marque de 1er prix, sont composées d’eau, de sucre, et quand même..., un peu de viande, un peu cher pour le contenu, mais un prix bas… Quand on achète un sac copié sur un marché en Italie, on est tous bien d’accord, c’est avant tout un prix, du plastique et non du cuir par exemple. Ce marché parallèle de la copie détruit l’industrie. Une partie des sacs Hermès, par exemple, sont fabriqués dans les Ardennes, bouffée d’oxygène dans un département malmené. La contrefaçon au mieux empêche, au pire détruit l’emploi, comment ? une saison de fabrication sera raccourcie (donc des quantités réduites…) car les consommateurs pouvant s’offrir les vrais sacs n’achèterons tout simplement plus les produits semblables aux contrefaits…Et les fabrications tournent plus rapidement, sans besoin de plus de personnel…
Alors qu’un acheteur soit professionnel ou tout simplement un consommateur, la façon d’acheter ne dépendra que de ses motivations, ses attentes, ses objectifs … Mais rien ne l’empêchera d’agir, ou de tenter d'agir, de façon responsable, et en cela le mouvement mondial de la RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise) est très intéressant. A suivre donc...
lundi 10 décembre 2007
Acheter à l'étranger en se posant les bonnes questions
Par Sandrine Grumberg le lundi 10 décembre 2007, 10:20
Airbus a demandé mi novembre, à tous ses sous traitants une baisse de 20% de leurs prix, en les engageant , notamment, à développer leurs achats dans les pays à bas coûts, et depuis quelques jours, on décode.. Et désormais, la stratégie est affichée : vendre en dollar, et acheter en dollar plutôt qu’en euros, et de préférence dans les pays à bas coûts ...Alors pour réduire les coûts, de nombreuses stratégies peuvent être étudiées en interne, y compris l’achat dans les pays à bas coûts. Mais pour celui qui se lance pour la première fois dans l'achat international, les frais financiers seront loin d’être à négliger, et le choix de la monnaie d’échange sera essentielle, sans compter les déplacements sur place et les risques à savoir anticiper Un produit acheté 100 $ en janvier de cette année valait 193 €, il vaut désormais 220 €.
jeudi 6 septembre 2007
A qui profitent les hausses des prix des matières ?
Par Sandrine Grumberg le jeudi 6 septembre 2007, 13:50
Bien curieuse question posée par France 2 pendant un reportage qui concernait les producteurs de viande de porc. Le problème posé était l'impossibilité apparente pour les producteurs de répercuter les hausses du blé. Et toujours cette question, à qui profite les hausses ? Nous sommes pourtant dans une économie de marché depuis quelques temps maintenant, et pourtant, vendre du blé avec un prix à la hausse quand l'offre est à la baisse sur le marché semblait représenter un mystère. Ah oui, évidement, ce reportage sur la viande de porc, aurait pu conduire à une rencontre avec un producteur de blé, mais non, trop simple. C'est un producteur de lait (oui...) qui expliquait, que le lait était à la hausse, mais qu'il n'en bénéficiait pas vraiment , car il fallait acheter des céréales pour nourrir les animaux et que les matières étant à la hausse... Bref, je ne vois pas vraiment la malice à générer un profit supplémentaire si les prix sont annexés à un cours officiel. Trop simple, sûrement. Pour ajouter à la complexité, selon les producteurs interrogés par France 2, l'alimentation entre pour 70 % dans le prix de la viande,.......seulement pour 7% selon l'Association des producteurs de bé, qui a décomposé l'impact des céréales dans le prix du pain et du porc. Allez comprendre...
Maintenant, rien n'explique les raisons qui conduisent un acheteur à accepter une hausse de prix. Alors, voilà quelques pistes. Tout d'abord, le contrat d'achats, la commande. Si l'acheteur a indiqué des prix "fermes et non révisables", rien ne peut le contraindre à réviser sa copie. Il ne reste que pour l'acheteur a attendre le renouvellement de sa commande. Sauf s'il a une clause de protection dans ses conditions générales de vente, qui aura été acceptée, ou n'aura pas été contredite par les conditions générales d'achats de l'acheteur (le juridique est très subtil..). Et , au passage, tant pis pour l'acheteur qui aura acheté de l'inox depuis le début de l'année en prix ferme. Les cours se sont effondrés passant de 2000 €/T à moins de 800 €. Je ne suis pas très sûre d'ailleurs de la répercussion de ces baisses pour le consommateur moyen d'un produit final à base d'inox...c'est un autre débat.
Viennent ensuite les indices de prix. Là encore, c'est dans la commande que l'on trouvera la réponse, et dans l'analyse de la décomposition des prix. La part matière est clairement identifiée et liée à un indice clairement référencé. L'acheteur pourra toujours se protéger en se réservant le droit de pouvoir rompre son engagement sous certaines conditions de hausse de prix. Mais là encore, c'est lors de la négociation, avant que la commande ne soit acceptée que la variation du prix va se dessiner.
Le risque de hausse des matières est, évidement, à prendre en compte, et à être anticipé lors d'un achat. L'anticipation consistera en des réflexions stratégiques sur la substitution par d'autres matières, la réduction des quantités utilisées ou des déchets produits, une réflexion de fond sur l'impact de la hausse et sa répercussion possible sur le prix final ou sur sa façon d'acheter.
lundi 23 juillet 2007
Décryptage Achats : Vélib, un cas d'école...
Par Sandrine Grumberg le lundi 23 juillet 2007, 09:35
[On peut sûrement parler d'accord gagnant-gagnant avec la récente opération Vélib financée par JC Decaux contre l'exclusivité de l'affichage publicitaire de la mairie de Paris. Les fournisseurs sont ils des philanthropes ? Non, pas du tout, ils ont même en projection le doublement de leur chiffre d'affaires, tout simplement parce que les panneaux seront déroulants...Et maintenant, coté vélos, ils sont français, des Lapierre, super qualité, même pas des « made in China », ....mais, pourtant, pas fabriqués en France. Décryptons ensemble la, ou les méthodes achats utilisées :