Les achats dans tous leurs états...

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lundi 4 janvier 2010

A suivre, extrait d'un article publié par RTBF le 23 décembre : la place du café équitable dans les appels d'offres publics

Extrait : "Le torréfacteur Douwe Egberts, société filiale de la multinationale américaine Sara Lee, a traîné la province du Brabant flamand en Justice. Au cœur de la polémique, la place du café équitable dans les adjudications publiques.
Douwe Egberts prend bien soin de préciser que le commerce équitable du café n'est pas en cause. La firme affirme au contraire qu'elle intègre du café certifié dans ses productions, même si c'est encore en quantités limitées.
Le problème pour le torréfacteur est que de plus en plus d'administrations publiques imposent les critères du café équitable dans leurs adjudications. Une grosse centaine de communes sont déjà dans le cas.
Jo Van Eynde, porte-parole de Douwe Egberts en Belgique déclare que "nous avons sur une période des deux dernières années quand même perdu pas mal d'adjudications parce que, effectivement, cette description dans l'appel d'offre était prévue. Etant donné que nous on défend les intérêts de la société nous perdons du chiffre d'affaires, il y a question aussi de l'emploi etc. On est rejeté parce que, à la base, ils stipulent comme quoi nous on ne correspond pas aux critères que eux ont décrits et c'est justement là le problème, étant donné que ces critères-là ne sont pas conformes aux lois belges ni au niveau européen."
En l'occurrence, la Commission européenne vient de demander aux Pays-Bas de revoir l'attribution d'un marché public de fourniture et de gestion de machines à café dans la province de Noord-Holland. Pour la Commission, la procédure d'adjudication utilisée par cette province ne respecte pas les règles de l'Union européenne en matière de concurrence.
Du côté des organisations non gouvernementales le son de cloche est très différent. Les ONG concernées suspectent Douwe Egberts de vouloir obtenir une part du gâteau mais, disent-elles, sans en payer le prix aux producteurs du Sud.
Aujourd'hui la part de marché du café équitable est de l'ordre de 10 à 15% dans notre pays( Belgique NDLR).

M.S. avec Michel Gassée"

Douwe Egberts est connu en France sous son nom de Maison du Café, Senso ou L'Or, c'est un groupe anglais qui fait partie de Saralee (Sanex, Ambi pur, et Senseo....), 12 milliard de $ de chiffre d'affaires. L'affaire est vraiment intéressante car elle pose la question des choix de produits durables, et le café est sans doute, à travers les labels Max Havelard ou autre label équitable, un des plus emblématique....

Enfin publié : le guide Afnor FD X 50-135 !

Il s'agit du premier guide Afnor pour mettre en place les achats "durables" dans l'entreprise. Très complet, ce guide couvre toutes les facettes de l'approche : de la politique achats aux audits fournisseurs, des recommandations, et autres tips bien vus.
ll s'adresse plutôt à de grandes entreprises possédant déjà une organisation achats, c'est surement là son plus gros défaut, car les chefs d'entreprises de PME (99 % des entreprises en Europe) ne se sentiront pas vraiment concernés par ce guide...
J'ai développé une formation spécifique aux achats durables ou achats responsables, n'hésitez pas si vous souhaitez en savoir plus et vous former sur le sujet : information@viasourcing.com

jeudi 29 octobre 2009

Salon des achats responsables : Buy&Care

C'est du 1er au 4 décembre prochain, une nouvelle édition d'un petit salon qui monte.... avec 100 exposants et de nombreuses conférences. A ne pas rater si le sujet vous intéresse. Bien sur c'est modeste, mais c'est presque 30 exposants de plus que l'année derniére...Buy&care Durant le salon une présentation d'un nouveau guide Afnor pour déployer les achats durables dans son entreprise.

vendredi 25 septembre 2009

SA8000 : redonner aux hommes toute leur place.

Dans les principes de la RSE (Responsabilité Sociale -ou Sociétale - de l’Entreprise) on trouve un volet social -ou sociétal- ; c’est sûrement un des volets les plus délicats de l’approche des achats d’entreprise. Surement un des plus intéressant aussi, car les hommes n’existent dans les analyses achats que sous les rubriques « main d’œuvre », et coût horaire. Il est pourtant tellement important de savoir si les ouvriers produisant les pièces automobiles ou les chaussures de sécurité sont bien ou mal traités dans l’entreprise, sont bien ou mal protégés contre les accidents de travail, sont bien ou mal outillés pour travailler, sont bien ou mal payés…en Roumanie, en Chine ou en France.

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lundi 30 mars 2009

Less is better *

Une bonne définition des achats responsables en 3 mots, et un article intéressant à lire dans le JDD du 29 mars. L’article « Avez-vous la fibre verte ? » évoque l’impact « climatique » des vêtements que nous portons : « de la production des fibres à leur transformation, jusqu’à leur transport et leur entretien ». L’interview de Geniève Férone revient dans cet article à des fondamentaux « si l’on veut consommer responsable, il faut accepter de renoncer aux achats compulsifs », lire et comprendre les étiquettes.

Difficile néanmoins, et surtout dans l’habillement, de pouvoir bien savoir d’où viennent les vêtements vendus, et les prix ne disent pas tout : l’an dernier même Kenzo a délocalisé la fabrication de ses costumes hommes. Il nous reste le bon sens et une offre alternative qui augmente: les fibres coton bio valent mieux que les fibres synthétiques , c’est plus cher ? peut être, mais les vêtements durent plus longtemps. Sommes nous obligés de sombrer dans le syndrome de la bonne affaire systématique ? Non, il faut accepter de payer un juste prix pour une juste rémunération des fabricants, et une sélection rigoureuse des matières. Nous pouvons acheter moins mais mieux.

Un article très complet et passionnant sur le sujet est à lire sur le site eco-sapiens (liens) .
Tout ceci s’applique à notre vie, mais aussi aux vêtements de travail achetés dans les entreprises, les fameux « cotons bugatti » distribués largement n’ont en règle générale aucune traçabilité, leur seul attrait est leur prix. Mais d’où viennent ils ? Comment ont ils été fabriqués ? les conditions de travail subies sont elles acceptables ? le cahier des charges doit pouvoir couvrir ces points, et les distributeurs doivent savoir répondre à ces interrogations. Questionnez vos fournisseurs, vous serez surement surpris par les réponses. Et pourquoi ne pas acheter chez les fabricants ? il en reste en France, quelques uns.

Difficile de ne pas avoir une position militante pour pouvoir acheter plus responsables, notre action individuelle a un impact sur l’offre. Penser le contraire est encourager l’immobilisme.
Dans le même journal, dans les pages économiques, une bonne nouvelle : les lingettes n’ont plus la cote, faute à la crise. Le marché des serviettes nettoyantes est passé de 100 millions d’euros à moins de 65 millions d’euros. Et si au delà de la crise, nos comportements étaient en train de changer durablement ?

"*moins est meilleur"

lundi 2 février 2009

Le paradoxe des NTIC

Selon Terra Economica (Site ) : "1,35 million, est le nombre de tonnes de CO 2 qui pourraient être évitées si le télépéage était généralisé , soit 1% des émissions du transport en France. C’est en s’arrêtant et en redémarrant que les autos sont les plus polluantes." On pense assez naturellement à l’évolution technologique (télépéage notamment) et les informations publiées par les sociétés d’autoroute montre une évidente et forte évolution dans ce sens ( voir tous les rapports annuels publiés cette année, Sanef, Cofiroute, ASF et APRR ). Difficile d’estimer le nombre de péagers (oui, ce métier a un nom), sur les 4 sociétés d’autoroutes, c’est au total 13,000 employés dont plus de la moitié sont des ouvriers et probablement entre 30 et 40 % sont des péagers.
On parle donc d’une fourchette de 4000 à 6000 personnes concernées et réelles, par cette évolution technologique que nous souhaitons tous, mais qui va inexorablement faire disparaître une profession. Alors, préservation de l’emploi ou préservation de l’environnement ? faudra t il choisir ? et comment ? Il faudra nous habituer à manier les paradoxes de ce type, car le mouvement lié au Développement Durable est bien là. A la lecture des rapports annuels des 4 sociétés d’autoroute, il semble que l’accompagnement vers une autre qualification des péagers soit au moins pour 2 d’entre elles, une priorité. Le client et l’environnement sont cités à toutes les pages, il y a donc tout à parier que de nouveaux services seront inventés, mais surement pas à la hauteur des quantités d’emplois actuels. Au passage, si vous les parcourez, vous serez frappés comme moi par la constitution des conseils d’administration, 100 % masculin ! sauf pour ASF qui compte 2 femmes dans son conseil... La diversité est surement plus assurée chez les péagers, là où, malheureusement, les femmes seront plus durement touchées par la disparition de leur travail…

C'est bien dans la RSE (Responsabilité Sociale de l'Entreprise ), tout l'enjeu de la question : un juste équilibre entre les notions sociales et les notions environnementales pour éviter de nous rendre coupable de nous plonger dans les NTIC (nouvelle technologie d'information et de communication) en détruisant par là même des emplois.
Pour finir en souriant, et une fois n’est pas coutume, j’avais déniché une vidéo très sympa sur ce métier en voie de disparition… le péage mais il semble qu'RTL TV ai retiré aux supports comme YouTube ou dailymotion le droit de le diffuser.. Dommage. (Ajout du 4 février...)

mercredi 7 janvier 2009

Bonne et heureuse année à tous !

2009, l’année des grands changements. Car ils ne vont pas manquer dans nos façons de travailler et d’envisager les achats. Le plus grand des changements : la chute libre des prix des matières. En quelques mois, l’or s’est transformé en plomb, et du coup en marché d’acheteur. Le cuivre : - 50 % en une année, l’aluminium : - 40 %, le plomb : - 60%, argent, café, or, etc… Mais attention, le baril de pétrole divisé par 3, mais tous les produits dérivés des produits pétroliers ne baissent pas pour autant, il suffit de voir le maintient de certains prix de matières plastiques comme le polycarbonate, ou le PET. Alors la veille est à mettre place d’urgence si cela n’est pas encore fait pour pouvoir négocier correctement.

2009 l’année de tous les changements, pour poursuivre par les termes de paiement. Les fournisseurs banquiers c’est bientôt terminé, depuis le 1er janvier, les délais de paiement doivent être réduits à 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d'émission de la facture. Bien sûr chaque branche peut négocier des dérogations, mais on peut espérer revenir à une relation plus saine avec les fournisseurs, ils ne sont pas des banquiers mais des prestataires ou des fabrications…

Autre changement, et non des moindres, la prise de conscience des problématiques de développement durable dans les achats. Aucune direction d’achats de TGE n’y échappe, les achats publics sont à fond dedans, et toute entreprise même modeste ne pourra dans un avenir très proche en faire l’impasse. Il n’y avait qu’à regarder l’émission de France 2 lundi « Complément d’enquête » sur les phtalates, le bisphenol A présent dans le polycarbonate, les sachets empoisonnés des fauteuils de Conforma (on peut revoir l’émission sur le site http://info.france2.fr/complement-denquete/emissions/50074190-fr.php). Les acheteurs sont encore assez protégés dans la communication, puisqu’encore une fois, seuls les fabricants sont en ligne de mire, mais la pression est là et les clauses environnementales vont désormais prendre tout leur sens.

Enfin, les fournisseurs eux même montrent le chemin de la prudence, et la demande de couverture crédit est forte avant d'accepter les commandes. La traduction ? des fournisseurs qui refuseront des clients jugés douteux par les assurances crédit, des paiements de marchandises « au cul du camion » etc..

Les temps difficiles sont également les temps de renouveau et de remise en question. C'est souvent dans les temps de crise que la créativité s'exprime le plus. Une formidable opportunité pour qui voudra ou pourra la saisir. La piste qui semble vraiment intéressante à envisager pour plus de sérénité dans son métier d'acheteur est à trouver dans les principes de la RSE – Responsabilité Sociale de l’Entreprise. Un certain respect mutuel , et équilibré, dans les relations d’affaires, une juste rémunération pour les services ou produits vendus, et une vrai considération pour la préservation des ressources naturelles et au delà de l’héritage que nous allons devoir assumer.

Meilleurs vœux à tous !

mercredi 3 septembre 2008

Du "six sigma" au "green sigma"

Non, ce n'est pas du chinois, juste un édito trés intéressant à lire sur GreenBiz : lien et qui parlera un peu, beaucoup, passionnément à tous ceux d'entre nous qui ont œuvré dans l'automobile. En substance, il dit que la qualité a profondément et durablement modifié l'entreprise il y a 20 ans avec l'arrivée de la qualité totale, avec le TQM (Total Quality Management), et avec tous les outils Lean, Six Sigma etc.. Pour lui, l'analogie entre qualité et le" business vert" est là. Tous deux ont à voir avec la réduction des déchets et l'efficacité. Tous deux impliquent le principe d'amélioration continue qui par principe n'a de cesse de recommencer encore et encore. Loin d'être une mode ce mouvement est fait pour durer et pour modifier durablement les pratiques des entreprises. On y croit !

lundi 23 juin 2008

Les nouveaux enjeux des achats

La lecture du rapport SD21000 et un dossier récent publié par le journal Les Echos ne laissent plus aucun doute sur l’importance de l’enjeux des achats dans les entreprises dans les mois et les années à venir. Les sociétés vont être conduite, par leur engagement propre ou par la volonté de leur client, à développer une véritable action de fonds dans leur manière d’acheter. Les dépenses des entreprises représentent une part très importante des chiffres d’affaires, 65 % en moyenne en Europe toute activité confondue.
Les motivations des chefs d’entreprises dans le lancement d’un projet d’achats responsables varient, et vont de la gestion du risque d’image à l’approche plus « verte » de leurs achats. Voir figure 1 ( extrait du supplément développement durable du journal Les Echos). Obectif 1
C’est lorsqu’il s’agit de prendre des décisions pratiques que la situation devient plus complexe car il n’est pas simple de transformer les acheteurs ou les prescripteurs en porte parole efficace, comme il n’est pas simple non plus d’encourager les fournisseurs a accompagner les projets sans bien comprendre tous les enjeux représentés par cet ambitieux projet.
Car les difficultés s’accumulent rapidement pour les acheteurs dans l’entreprise, comme le montre la figure 2 (Extrait du rapport canadien du Sustainable Purchasing Network de Décembre 2007).Objectifs-_figure_2.jpg
Les achats font figure de parent pauvre de la connaissance interne de l’entreprise, comme le montre le rapport de l’Afnor sur les résultats de l’expérimentation du guide SD 21000.
La prise de conscience est réelle et l’offre de formation concrète quoique toujours un peu trop confidentielle. J’anime un stage sur cette thématique, 5 personnes en 2007, déjà 12 personnes cette année, et deux cessions qui montrent déjà un bon taux de remplissage pour aout et octobre… les choses bougent !

mardi 29 avril 2008

PME et développement durable ... La présentation Afnor

Comme promis, voici le fichier publié sur le site de l'afnor : SD21000, et l'adresse du site internet : http://www.afnor.org/portail.asp?ref=7791&actu=1&detailactu=1&lang=French

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