La lecture du rapport SD21000 et un dossier récent publié par le journal Les
Echos ne laissent plus aucun doute sur l’importance de l’enjeux des achats dans
les entreprises dans les mois et les années à venir. Les sociétés vont être
conduite, par leur engagement propre ou par la volonté de leur client, à
développer une véritable action de fonds dans leur manière d’acheter. Les
dépenses des entreprises représentent une part très importante des chiffres
d’affaires, 65 % en moyenne en Europe toute activité confondue.
Les motivations des chefs d’entreprises dans le lancement d’un projet d’achats
responsables varient, et vont de la gestion du risque d’image à l’approche plus
« verte » de leurs achats. Voir figure 1 ( extrait du supplément
développement durable du journal Les Echos). 
C’est lorsqu’il s’agit de prendre des décisions pratiques que la situation
devient plus complexe car il n’est pas simple de transformer les acheteurs ou
les prescripteurs en porte parole efficace, comme il n’est pas simple non plus
d’encourager les fournisseurs a accompagner les projets sans bien comprendre
tous les enjeux représentés par cet ambitieux projet.
Car les difficultés s’accumulent rapidement pour les acheteurs dans
l’entreprise, comme le montre la figure 2 (Extrait du rapport canadien du
Sustainable Purchasing Network de Décembre 2007).
Les achats font figure de parent pauvre de la connaissance interne de
l’entreprise, comme le montre le rapport de l’Afnor sur les résultats de
l’expérimentation du guide SD 21000.
La prise de conscience est réelle et l’offre de formation concrète quoique
toujours un peu trop confidentielle. J’anime un stage sur cette thématique, 5
personnes en 2007, déjà 12 personnes cette année, et deux cessions qui montrent
déjà un bon taux de remplissage pour aout et octobre… les choses bougent
!
lundi 23 juin 2008
Les nouveaux enjeux des achats
Par Sandrine Grumberg le lundi 23 juin 2008, 18:08 - Achats Durables
mardi 27 mai 2008
La réduction des coûts, la formule 1 du moment !
Par Sandrine Grumberg le mardi 27 mai 2008, 17:11 - Réduction de couts
la réduction des coûts est de toutes les communications, même là où personne
n'irait la chercher (lire l'article de Libération ). Mystérieuse chez EADS la politique de réduction des coûts s'affiche, et est
directement à l'origine de l'amélioration de la rentabilité de multiples
entreprises en 2007, Schneider, Adidas, Air France, etc... par de multiples
approches, pas toujours liées à des réductions d'effectifs d'ailleurs, mais
aussi à des remises en cause des politiques d'achats dans les entreprises, pour
le meilleur ou pour le pire..
Un indicateur intéressant : la cote des métiers en "or" (à lire dans cet
article de Challenge ) où le métier de directeur des achats figure en
bonne place. La réduction des coûts s'assume donc, décomplexée, en cessant de
se cacher derrière cette formule agressive et parfois floue,de Cost Killing,
bien au delà donc, de la simple sémantique.
C'est plutôt rassurant, car une société qui est rentable est une société qui
saura investir dans la recherche, dans des moyens de production moderne, dans
des formations de qualité. Un des clichés du monde des achats est de penser
qu'un acheteur fuit les sociétés gagnant de l'argent, bien au contraire !
Une négociation sera forcement plus riche de sens, même si moins facile
aussi, avec des sociétés soucieuses de leur rentabilité, qu'avec une
société exsangue et prête à tout pour prendre une affaire. Une politique de
réduction de coûts bien menée ne se fera pas au détriment ni des fournisseurs
(un peu quand même...) ni de la qualité des produits, je vous renvoie pour cela
à la lecture d'un article vraiment intéressant (voir ici). Encore
un cliché à faire tomber : qu'on ne peut réduire les coûts qu'en pensant
forcément "pauvre" produit, produit "low cost". Même si dans ce domaine de
réduction des coûts, la gigantesque "panne" du trafic aérien le mois dernier
aux Etats-Unis, qui a cloué au sol des centaines d'avions aprés que certaines
compagnies aient tellement tiré sur la corde des économies que des fissures
assez graves sur les avions ont été constatées (ces compagnies ont due payer de
fortes amendes et remettre au norme tout leur parc en quelques semaines),
conduisent à penser que comme dit plus haut, ces approches sont pour le pire
quand elles sont vues à court terme, mais aussi pour le meilleurs quand elles
sont réfléchies et construites à long terme, dans un vrai projet
d'entreprise.
mardi 13 mai 2008
Les PME sont elles trop riches ?
Par Sandrine Grumberg le mardi 13 mai 2008, 18:02 - Réduction de couts
Alors que toutes les dépenses des grandes entreprises sont passées au crible
des services achats, une grande partie des PME françaises peine à hisser les
leurs au sommet de leurs préoccupations quotidiennes. Les achats stratégiques
restent pour la plupart la chasse gardée du dirigeant et le reste s’éparpille
auprès des nombreux acheteurs improvisés de l’entreprise et donc auprès des
nombreux, voire souvent, trop nombreux fournisseurs. La course au développement
du chiffre d’affaires reste très logiquement une préoccupation majeure, mais la
rationalisation des dépenses est souvent ignorée. Sauf bien sur, quand il n’y a
plus du tout de trésorerie et que les robinets se ferment totalement.
Et pourtant, la rationalisation des dépenses est la portée de toutes les PME
et s’avère être un gisement important d’économies que ce soit des économies
d’argent, de stock, ou de temps.
1ère piste : l’acheteur. Les acheteurs ne sont pas les grands amis des
employés de l’entreprise, car toujours vus comme les empêcheurs de tourner en
rond : Ils veulent des cahiers des charges ou des demandes d’achats bien
rédigés et détaillant les besoins, alors que bien souvent cette étape préalable
à une bonne intervention achats est vécue comme une perte de temps par le
technicien, le chef d’atelier ou l’ingénieur… Comment assurer une bonne mise en
concurrence si le besoin n’est pas défini correctement ? C’est souvent là
que le bât blesse. Et pourtant, l’arrivée d’un acheteur dans une entreprise,
c’est l’occasion de remettre un peu d’ordre dans des achats souvent dispersés
et les économies sont au rendez vous…
2ème piste : le conseil. Un œil professionnel identifiera rapidement
les potentiels et les points à modifier. Les personnels extérieurs sont
efficaces car ils n’ont aucun « parasitage » de la vie quotidienne
dans leurs actions, et les dirigeants peuvent accepter/écouter un diagnostic
qu’ils n’auraient pas forcement écouté venant de leur personnel. Là encore, les
économies sont au rendez vous d'une action bien ciblée.
Ce matin encore, Adidas annonce un bénéfice net en hausse de 32 % grâce à la politique de réduction de coûts menés avec les fournisseurs, pendant que Lafarge indique que son objectif de réduction de coût de 340 m€ a été dépassé et devrait atteindre 400 m€… Dans La Tribune ce matin un autre angle « le business vert : vendre plus et dépenser moins » : les achats sont partout alors les PME, trop riches pour l'ignorer ?
mercredi 30 avril 2008
L’arrêt de la loi Galland.
Par Sandrine Grumberg le mercredi 30 avril 2008, 17:51 - Décryptage
Le monde des acheteurs est divisé en 4 planètes : la planète
entreprise, la planète publique, la planète grande distribution, et la planète
des consommateurs. Ayant passé 17 ans sur la planète entreprise, j’ai du mal à
saisir l’intérêt de la loi Galland, qui sous couvert de protection PME a
conduit aux marges arrières et autres subtilités manquant totalement de
transparence. Quand un acheteur privé négocie un contrat annuel de fournitures
industrielles, des outillages à main par exemple, il négocie des remises. Même
si SAM, FACOM ou KS Tools sont des PME (plus vraiment pour Facom), les remises
négociées par les acheteurs d’entreprise vont de 20 à 35 % voire plus, alors
que négocient les acheteurs grande distribution ? et ces 3 sociétés
situées peuvent elles se comparer entre elles ? Voyons un peu plus en
détail …
Que négocient les acheteurs des distributeurs ? la
logistique, les remises de fin d’années, les conditionnements, les
contributions financières aux catalogues, tête de condoles ou autres, etc…
Quand on parle d’un prix net remise déduite dans l’entreprise, on parle du
triple net dans la distribution. Car bien sûr, les contributions sont ramenées
au prix pièces et les acheteurs ont la possibilité de mesurer leur
efficacité.
Est ce que les PME se comparent toutes en elles ? bien sur
que non, ces 3 marques citées plus haut (d’ailleurs peut être absente des
référencements de la grande distribution) sont un bon exemple pour celui qui
achète de l’outillage. Sam, société française de 200 personnes, fabricant, un
chiffre d’affaires (CA) de 32,4 millions d’€ - Facom, société achetée par
Stanley en 2005, fabricant, un CA de 4,5 milliards de - KS Tools, société
française semble t il, négociant, un CA de 12,7 millions d’€. Les puissances de
« feu » sont vraiment différentes et les budgets qui peuvent être
dégagés sont à la mesure de leurs revenus.
Qu’est les MDD (Marque De Distributeur) ont changé au travail de
l’acheteur ? un changement énorme, car pour leurs marques, les
distributeurs ont toutes latitudes et le sourcing dans ce cas est libre, c’est
pourquoi les MDD sont vendues moins chères en magasin. Les marges brutes sont
plus importantes et c’est aussi pourquoi les distributeurs ont tout intérêt à
les mettre en avant le plus possible. Quant au lien entre MDD et qualité, il
est variable, comme il l’est dans les marques également.
Est ce que les acheteurs distributions vont renoncer aux marges
arrières après l’abrogation de la loi Galland ? c’est bien là toute la
question. Un prix remisé, c’est une facture allégée, mais de nouveaux budgets
pour les distributeurs, vont ils ajouter ou augmenter des lignes de budgets ou
plutôt conserver cette sorte d’acquis ? C’est sans doute sur ce point qui
inquiète les PME.
Concernant les acheteurs que nous sommes tous, c’est plutôt une bonne nouvelle, les 30 % d’écart entre le panier de la ménagère allemande et française trouve une partie de leurs justifications dans cette loi. Propter, Unilever, Coca Cola, Kellogs, Suchard, etc… sont des marques vendues partout en Europe, mais pas au même prix… Juste un exemple pour qui craque pour le chocolat vendu dans un emballage rouge avec un éléphant dessus..., une barre vendue 0,65€ au Grand Duché de Luxembourg, est vendue en France 1,5 €… Allez comprendre..
mardi 29 avril 2008
PME et développement durable ... La présentation Afnor
Par Sandrine Grumberg le mardi 29 avril 2008, 16:37 - Achats Durables
Comme promis, voici le fichier publié sur le site de l'afnor : SD21000, et l'adresse du site internet : http://www.afnor.org/portail.asp?ref=7791&actu=1&detailactu=1&lang=French
mardi 8 avril 2008
PME et Développement Durable
Par Sandrine Grumberg le mardi 8 avril 2008, 10:31 - Achats Durables
J’ai assisté à une conférence débat hier sur les "Retours d’expériences de
la mise en œuvre du guide AFNOR SD 21000 par des PME de la Région Lorraine". La
norme SD21000 est un guide qui vise à l’introduction du Développement Durable
(DD) dans les entreprises.
Une expérience a été lancée en 2004 auprès de PME en France, et là premier
choc, seulement 250 PME se sont portées volontaires (il y quand même plus de
70000 PME de plus de 20 salariés en France…), en Lorraine 30 candidats, et 15
sociétés retenues, dont 10 qui ont menées l’expérience à terme, et 8 qui ont
acceptées de communiquer…
Les sociétés évaluaient, en débutant cette expérience, leur
contre-performances par rapport au DD, dans tous les domaines de l’entreprises
et déterminaient leurs priorités. Un des premiers points évoqués dans les
contre-performances les plus importantes : les politiques
achats, et juste après, les transports (quelle
surprise…),la biodiversité, la communication et l’éco-conception. La
progression des performances entre 2004 et 2008 dans tous les domaines était
indiquée, sur une échelle de -1 à 4, les achats étaient en position 0,4 en
2004, et 0,8 en 2008, une progression bien modeste lorsque plus de 50 % des
entreprises disaient avoir lancé des actions dans ce domaine...
J’ai demandé aux entreprises présentes, lors des questions réponses à la fin de
la conférence, si leur regard sur les achats avait changé entre 2004 et 2008,
et devant le silence des entreprises qui témoignaient, l’animateur m’a
simplement demandé mon point de vue, et je lui ai indiqué que, sans surprise
aucune, les achats dans les PME restaient un domaine maltraité car les
potentiels de cette fonction reste mal connus, il n’est pas rare de
voir des entreprises de plus de 100 personnes sans acheteur.. Les achats de PME
sont rarement identifiés comme un levier de performance, les acheteurs, quand
il y en a, sont souvent hors du Comité de Direction, et interviennent trop tard
dans les processus de décision. Alors quant aux achats durables, cela reste un
concept réservés aux grands uniquement pour le moment… Alors qu’il est à la
portée de tous.
J'ai également demandé si cette expérience avait conduit à l'introduction du
Cout Global d'Aquisition dans leurs achats, la réponse a été clairement non,
même si certains d'entre eux ont bien compris l'intérêt pour le maintien de
leur prix de vente face aux donneurs d'ordre.
Comme l'a déjà dit Jean Marie Pelt,s'il n'est pas trop tart, il est déjà très
tard. Le DD dans les PME, ce n'est pas encore pour demain...La bonne nouvelle,
c'est quand même le développement important de l'éco-conception, et une norme
internationale "IS0 26000" qui devrait voir le jour en 2010.
mercredi 2 avril 2008
Le juste prix
Par Sandrine Grumberg le mercredi 2 avril 2008, 11:06 - Décryptage
Comment trouver le juste prix, et d'ailleurs existe t il ?
la course au prix le plus bas a t elle une fin ? A ces questions une
émission a tenté de trouver des réponses, c'était sur France Inter, et vous
pouvez l'écouter grâce au Podcast sur leur Site web et comme pour leur venir en écho, l'émission Capital
M6 menait une enquête sur les plats cuisinés à prix cassés. Avec pour cette
dernière un vrai paradoxe, alors que les prix des matières sont à la hausse les
prix des plats préparés n’ont jamais été aussi bas. Là encore, de
nombreuses questions sur ce qui ce cache derrière les prix cassés. Il
y a de nombreuses passerelles entre les acheteurs/consommateurs que nous sommes
tous les jours et les acheteurs professionnels dans les entreprises. Et les 2
émissions étaient passionnantes à suivre de ce point de vue. Nous avons perdu
nos repères, et il est vraiment difficile de s’y retrouver, le gratuit a
désormais une valeur, et le prix cher n’est plus synonyme de qualité.
Le « low cost » existe aussi dans les assiettes, et nous avions
l’exemple, dans l'émission d'M6, d’une fabrication de crêpes (d’ailleurs très
peu d’entreprises assument le bas coût et beaucoup ont refusé la caméra…), avec
d’un coté une crêpe fabriquée « comme à la maison » avec œuf, gruyère
râpé, crème, jambon supérieur etc… et une crêpe « bas coût » avec des
produits de moindre qualité (un jambon 40 ou 50 % moins cher que l’autre, moins
de produit (la crème a disparue) et des dosages différents (une crêpe plus
épaisse donc moins de produit à l’intérieur…). Le résultat une crêpe a 0,4 €
pour la première contre 0,15 € pour la dernière. J’avais déjà abordé le sujet
dans le papier "Acheter… un prix", et il vrai qu’apprendre à lire une étiquette
serait déjà un grand pas.
Exiger un prix avant tout est risqué, et les plats cuisinés sont un bon
exemple d’une externalisation (les repas) contrôlées par les prix au détriment
de la qualité, même si d’un point de vue d’hygiène, tous ces produits sont
irréprochables. J’ai du mal à comprendre la logique d’exigence de prix en
baisse permanente, nous faisons en permanence des arbitrages dans nos dépenses,
et il est clair que plus les produits achetés ont de la valeur ajoutée (un plat
préparé par exemple) et plus ils seront chers, il faut l'accepter.
Le juste prix c’est surement la logique du commerce
équitable, sortir de la logique d’un prix de marché pour entrer dans
une logique permettant au producteur de pouvoir vivre de son travail, l’exemple
du café est le plus connu, les producteurs dans les filières équitables vendent
leurs produits plus cher que dans les filières classiques, et peuvent vivre de
leur travail.
Le juste prix n’est pas le prix de marché, on l’a compris,
le marché spécule. Le juste prix ne sera pas forcement déterminé lors d’un
appel d’offres si l’on se contente de solliciter un prix, mais il sera
déterminé lorsque les décompositions de prix seront construites et comprises
par l’acheteur sur la base des connaissances acquises lors d’une étude
détaillée des processus de conception des produits et de leur fabrication, lors
des visites fournisseurs notamment.
Le juste prix c’est également accepter que le fournisseur puisse
faire un profit,et le développement du gratuit ou des lowcost est
vraiment inquiétant de ce point de vue, car pour pouvoir maintenir un profit le
fabricant réduit et/ou délocalise. Savez vous que la Chine a commencé à
délocaliser pour maintenir sa compétitivité ?Pour vous un téléphone a t il une
valeur que vous êtes prêt à payer ou seulement le gratuit donné par un
opérateur ?et pourtant, il a été fabriqué par des vrais gens, avec de vrais
matériaux.
Pour comprendre la logique du juste prix il faut savoir ce que l’on attend de ses achats. L’éco-efficacité est une logique à développer, l’éco sera économique mais aussi écologique. Le coût total fait partie entièrement de la démarche. L’expertise dans vos achats clés sera à développer. Mettre vos fournisseurs en concurrence est un aiguillon qui permet de toujours garder un oeil sur le monde extérieur. Comme j’ai déjà pu le dire, acheter est à la portée de tous, mais bien acheter est un métier. L’acheteur n’est pas un coût pour l’entreprise mais une véritable valeur ajoutée.
jeudi 20 mars 2008
Les achats n'existent pas...
Par Sandrine Grumberg le jeudi 20 mars 2008, 14:06 - Décryptage
Enfin, les formations achats n'existent pas, étonnant et pourtant vrai.
C'est en France, comme chaque année les organismes de formation doivent
préparer leur bilan pédagogique et financier, et indiquer notamment combien
d'heures de formation ont été prodiguées, combien de personnes ont été formées,
etc... Puis vient le détail des spécialités de formation à renseigner, et là
j'ai cherché les achats parmi toutes les spécialités de formation, et je n'ai
trouvé qu'une ligne qui pourrait s'approcher de la compréhension globale des
achats dans l'entreprise : "Transport, Manutention, Magasinage" dans les
"spécialités plurivalentes des services" entre les commerces et vente et la
comptabilité, gestion... Alors, je vous l'avais bien dit, pour la direction du
travail et de la formation professionnelle : les formations achats
n'existent pas
...
mardi 19 février 2008
Etre acheteur quand les prix s'emballent
Par Sandrine Grumberg le mardi 19 février 2008, 09:23 - Bonnes Pratiques
Alors bien sur, ce n’est encore qu’un murmure, mais tout indique que cette année sera une année difficile, voire une année de récession aux Etats Unis, et surement dans le monde également, par contagion. La génération d’acheteurs qui a commencé à travailler dans les année 90 , début du grand boom de la fonction, n’ont connu qu’un marché de baisses de prix. Les effets de levier, la mondialisation, tout a fonctionné pour que les prix baissent d’années en années, jusqu’à associer l’image d’un bon acheteur aux seules économies qu’il produit. Mais voilà que les prix ont commencé à augmenter depuis 1 an ou 2, doucement, des tentatives, mais désormais c’est clair le marché se transforme. Bien sûr, le pétrole augmente, les matières se font rares depuis que la Chine en consomme beaucoup, mais aussi, les effets « d’aubaine » se multiplient pour augmenter les prix, et il est vraiment très compliqué de trier et de comprendre toutes les hausses actuelles. Alors comment faire son travail quand on est acheteur et que le marché change ?
lundi 4 février 2008
Fermeture de site, les sous traitants sont concernés
Par Sandrine Grumberg le lundi 4 février 2008, 21:10 - Pratiques douteuses...
La fermeture du site de Gandrange aura des répercussions importantes chez
les sous traitants nombreux à travailler très régulièrement sur ce site. De
très nombreuses activités de maintenance, de chaudronnerie ont été
externalisées au fil du temps auprès de fournisseurs de la région, qui ont pu
s’équiper et embaucher. Les médias n’ont pas parlé de ces sociétés toutes
petites et moyennes qui vont vivre des temps très difficiles dans les semaines
et mois à venir. Pour être sous traitant et travailler dans ce type de grand
groupe il faut pouvoir accepter, entre autre :
Les conditions de paiement pénalisantes (90 jours) alors que la plupart des PME
n’ont pas les moyens d’imposer les mêmes conditions à leurs fournisseurs et
règlent souvent leurs dépenses à 60 jours. On voit immédiatement les impacts
sur le Besoin en Fonds de Roulement des sociétés.
Les certifications sécurités spécifiques qui selon que l’on travaille pour
Arcelor ou PSA ne seront pas les mêmes et qui sont des coûts supplémentaires à
charge des sous traitants.
Il faut souhaiter que les acheteurs de ce groupe se soient attachés à ne pas
représenter plus de 20 % du chiffre d’affaires de leurs sous traitants, mais
j’en doute. La tentation est toujours grande de donner plus d’affaires pour
obtenir des économies d’échelles… Et pourtant, charger un fournisseur au delà
de 20% du CA, c’est le mettre en danger, tout acheteur le sait. La loi
Jacob/Dutreil 2006 tente de clarifier les relations acheteurs/vendeurs, et
proscrit, entre autre, l’arrêt brusque de relations commerciales, mais rien ne
peut contractualiser le cas de fermeture de site. Et le donneur d’ordre n’est
pas obligé de compenser le manque à gagner dans ce cas.
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