Les achats dans tous leurs états...

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mercredi 18 août 2010

L'éthique au coeur des achats

Une affaire de corruption chez Apple, au sein même des achats : Extrait de l'article de latribune.fr : "Un cadre d'Apple a été inculpé pour avoir reçu des pots-de-vin de six fabricants asiatiques. Paul Shin Devine, un des responsables des achats (global supply manager) d'Apple, a été inculpé et incarcéré en Californie pour avoir reçu des pots-de-vin de six fabricants asiatiques (...).
Ce cadre de 37 ans, qui travaillait depuis 2005 chez Apple, est accusé d'avoir donné aux fournisseurs des informations confidentielles afin de les aider à décrocher des contrats dans des conditions favorables. En retour, il recevait des pots-de-vin qu'il touchait en liquide lors de ses voyages, ou qui étaient envoyés sur plusieurs comptes ouverts en Asie, notamment au nom de sa femme, en sommes suffisamment faibles pour ne pas attirer l'attention. Il partageait l'argent avec Andrew Ang, employé de Jin Li, qui est aussi cité dans l'inculpation.(...) Apple a ensuite enquêté sur lui, et découvert le pot aux roses en examinant les courriers électroniques échangés avec les fournisseurs depuis les boîtes aux lettres personnelles de Paul Shin Devine sur Hotmail et Gmail. Il utilisait des noms de code, comme par exemple "échantillon" pour désigner les pots-de-vin.Paul Shin Devine est poursuivi au pénal notamment pour "fraude" et "blanchiment" suite à une enquête du fisc américain et du FBI, mais aussi au civil par Apple, qui l'accuse d'avoir reçu plus de 1 million de dollars de pots-de-vin sur plusieurs années."

Il ne suffit pas, on le voit, de mettre en place et de faire signer des engagements de bonnes conduites, il faut également se donner les moyens de pouvoir veiller à leur application comme ici précisément. Le "code of conduct" d'Apple est en ligne ici mais ne semble pas avoir dissuadé les fournisseurs de le violer au risque de tout perdre. ll sera intéressant de suivre les conséquences que vivront les fournisseurs concernés, qui ont licencié le personnel concerné immédiatement semble t il.
Sans aller très loin, n'oublions pas que la corruption est autour de nous, et qu'elle est quasiment impossible à débusquer car elle est souvent discrète et intégrée à de trop nombreuses approches commerciales. L'intérêt privé peut alors prendre le pas sur l'intérêt général de l'entreprise. Réduire les tentations, c'est bien sûr instaurer la "peur du gendarme", avec des engagements signés par exemple, mais c'est aussi, et surtout, un positionnement éthique d'entreprise au plus haut niveau, avec un principe d'exemplarité parfait, et des employés bien dans leur poste, respectés et reconnus dans leurs engagements et leurs efforts.
L’éthique est un sujet difficile, et passionnant, car il renvoi à notre propre histoire, nos valeurs et nos croyances, ainsi qu'à notre capacité à appliquer une ligne de conduite constante en toute circonstance.

mercredi 23 juin 2010

Achats Durables, le nouveau frisson

Nous assistons à une révolution dans les services achats de toutes les grandes entreprises depuis quelques temps. Cette révolution reste discrète mais va transformer les achats, et les acheteurs en profondeurs. Avant d’être austère et sérieuse, la fonction achat a connu une période de grands frissons, dans les années 80, années fastes. Les réductions de prix, les avantages, cadeaux, et autres étaient toujours au rendez vous d’une négociation. Mais le grand frisson a progressivement disparu et les réductions s’arrachent au prix d’échanges de plus en plus douloureux avec les fournisseurs : la réduction du sacro saint panel, les achats lointains plus connu sous l’acronyme des LCC*, une qualité douteuse parfois, des marchés vendus au prix de la seul matière parfois. Nous avons de bons acheteur-soldats, qui sont, pour certains, de plus en plus déchirés entre les exigences de leur poste, leur sensibilité, et la réalité des difficultés rencontrés par les fournisseurs. Il y a une déconnexion complète entre les décisions, leur résultat et leurs effets directs ou secondaires…Impossible de ne pas trouver de corrélation entre les politiques d’achats des entreprises et la désindustrialisation de nos pays dits HCC, High Cost Country, trop cher quoi.

Ces nouvelles démarches pionnières d’achats responsables vont faire bouger les lignes des négociations classiques. Il n’est plus question de répéter à l’envi à tous ces fournisseurs qu’ils sont « trop chers », mais de réfléchir sereinement à ses propres attentes d’une relation avec le fournisseur. Ils sont précieux pour l’entreprise et sources de développement de performances.

Si vous devez acheter du bois exotique, une approche simple consiste à rechercher des bois exotiques sans plus de questions. Près de 40 % des bois exotiques en France sont d’origines illégales (source WWF), alors acheter sans plus se poser de question c’est prendre le risque d’acheter un produit précieux, coupé illégalement, dans des conditions humaines difficiles, etc…

Une deuxième approche est de rechercher des bois exotiques certifiés (FSC par exemple), qui ne proviennent pas de coupes illégales. Mais ce bois va tout de même parcourir la moitié du globe pour parvenir à bon port. Le positionnement écologique a le mérite d’être plus clair (au transport prés).

Une troisième approche plus durable, ou responsable, pour ce même bois, va plutôt consister à se pencher, avec les utilisateurs, sur l’utilisation finale du produit. L’acheteur pourra alors chercher, et proposer des alternatives locales, crédibles et rentables qui ne manquent plus, comme les bois d’acacia par exemple. Car pourquoi acheter du bois exotique quand le besoin consiste en un bois imputrescible seulement ? Toutefois, ces nouvelles filières se « méritent », il faut apprendre le développement durable, il faut questionner, chercher, persévérer. Et, le nouveau frisson est là. La connaissance aiguise toujours l’appétit de mieux faire. Alors subir ou entreprendre ?

Nous avons pu voir un reportage** il y a quelques semaine, sur les ravages de la déforestation sur l’ile de Sumatra par les papetiers était assez éloquente à ce titre. L’acheteur de Carrefour Asie interviewé semblait bien connaitre la situation de l’île, et notamment de la disparition de la jungle et des tigres. Remet-il en question son positionnement ou son sourcing ? Non, pas au moment du reportage, car pour lui, cette déforestation et la disparition des tigres étaient inéluctables. Un des papetiers mis en cause dans ce reportage : Asia Pulp & Paper (APP) est un fournisseur important de l’enseigne Carrefour en Asie. Après ce reportage, j’ai voulu en savoir plus sur APP, et une simple recherche a abouti sur l’enseigne Staples, le géant des fournitures de bureau américain, qui a stoppé toute relation depuis 2008 avec APP, à cause de ses possibles implications dans cette déforestation massive. 2 organisations achats, et 2 positionnements. L’une sur un mode d’achat traditionnel pensant devoir subir les impacts environnementaux directs sans pouvoir influencer, et l’autre déjà sur un nouveau mode : en connexion avec les enjeux environnementaux, et conscient des impacts désastreux sur leur image.

Entreprendre dans le domaine des achats responsables, positionne les organisations sur un mode volontaire, et positif face à tous ses nouveaux enjeux. Les hommes et les femmes qui composent les rangs de plus en plus nombreux des acheteurs, vont pouvoir cesser cette schizophrénie si particulière qui consiste à cacher ses sensibilités propres de citoyen et d’humain conscient de ses impacts, pour mener à bien, contre ses mêmes principes, cette fonction clé de l’entreprise : acheteur. Il est permis de mieux faire, alors allons y !

  • LCC Low Cost Country
    • La vengeance du tigre. Un reportage de Guillaume Martin et Cyril Payen agence Keepshooting.

Article rédigé par Sandrine Grumberg et publié dans Décisions Durables N°3.

jeudi 27 mai 2010

Un monde parfait : 80% des entreprises choisissent des fournisseurs sur des critères RSE !

Cette information est reprise sur le site du Medef (lien ici ) et concerne bien évidemment les entreprises du CAC 40.
La référence est une étude menée par Orse en 2009, (lien de l’étude ici ).
A lire le compte rendu de l’étude, le monde parfait qui nous entoure, et les grandes entreprises qui le remplissent indiquent que « 80 % des entreprises déclarent juger leurs fournisseurs sur des critères RSE, le plus souvent à l’aide d’un questionnaire d’auto évaluation. 85 % des entreprises ont introduit des clauses RSE dans leurs contrats et certaines entreprises industrielles exigent également une certification. 60 % des entreprises ont engagé un programme d’audits fournisseurs. Plus de la moitié des entreprises publient un indicateur chiffré de mesure de la performance de leurs politiques d’achats et 60 % s’engagent sur des objectifs annuels ou pluriannuels ».
planet_paper.jpg J’aimerai y croire, mais au-delà des chiffres, les achats responsables sont encore très loin d’être une réalité pour l’ensemble des entreprises.
Quelques mots sur la réalisation de l’étude pour bien comprendre l’origine de ces chiffres : elle a été réalisée sur la base des publications environnementales de ces grandes sociétés. Les données datent de 2008, car la plupart des rapports 2009 ne sont pas encore accessibles. Cette étude s’est entièrement basée sur la lecture des communications et non sur un audit, ce qui explique évidemment les excellents chiffres mentionnés au début de cet article.

Ces publications sont le fruit d’une obligation de la loi NRE qui oblige, depuis 2004, les sociétés cotées à publier leurs actions en matière de RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise).Les sociétés ont peiné à publier leurs rapports les premières années, mais elles ont rapidement compris l’importance et la puissance de cette communication auprès du grand public, et des investisseurs. La lecture des rapports est importante car ils démontrent tout de même l’intérêt porté à la RSE, ou au moins à sa partie environnementale, et les initiatives sont variées et vraiment pleine d'intérêts.
Les critères servant à sélectionner les offres, et les fournisseurs se limitent très souvent leur engagement dans la certification ISO 14001, et dans la lutte contre le travail des enfants dans les pays à bas coûts. Les achats durables, ou responsables, n’en sont qu’à leur enfance, ils grandiront vite, car l’éthique et l’environnement sont les prochaines vraies révolutions à venir.

lundi 3 mai 2010

Les enchères inversées toujours et encore

On les croyait disparues, mais, non, elles sont encore vivantes. Ariba a publié en début d’année, un papier « When did auction become a bad word ? » (Littéralement quand les enchères sont-elles devenues un gros mot ?) pour parler, assez bien d’ailleurs, de cette pratique. Mais à sa lecture, on se dit que les temps doivent être durs pour les vendeurs de ces soft informatiques.
Je n’ai, de mon coté, jamais ni compris, ni apprécié les enchères inversées, ou reverse auction. A leur apparition, dans le milieu des années 90, j’ai pu assister à des expérimentations ratées auprès de collègues qui s’étaient portés volontaires. J’ai le souvenir particulier d’une enchère lancée sur des dizaines de références de joints mousses, sur les base de plans et de spécifications alors habituelles. L’effervescence du groupe suivant les prix baissant en direct, et un fournisseur qui sort vainqueur, un « challenger » n’ayant aucune expérience avec notre entreprise. Bien sur, l’expérience a été un fiasco, et lorsque les audits et les mauvais débuts des relations techniques ont cassé l’accord passé, c’est sans gloire, que les fournisseurs historiques ont été recontactés.

Ariba voit 4 points qui expliquent la réticence des acheteurs et des sociétés envers cette pratique :

1. Parce qu’ils les ont vécu en tant que fournisseur

2. Le processus impersonnel gomme des années de relationnel

3. Ils n’ont jamais été capables d’implémenter l’ensemble des économies réelles ou potentielles de précédents projets similaires

4. Ils sont inquiets car si des économies se dégagent c’est leur action passée d’acheteur qui sera remise en cause par leur hiérarchie.

Plutôt bien vu, et je vous laisse méditer le passage suivant : «est ce que les enchères sont une course au meilleur prix ? bien sur ! Mais les enchères ne sont pas que cela, et les fournisseurs peuvent se distinguer eux même de leur compétition en offrant des biens de hautes qualité de service et de support ».

Ce n’est pas pour rien, si le législateur français à statué en 2005 (article 51 L. 442-10) sur ces pratiques en doublant le délai de rupture de relation commerciale, en imposant la transparence, pour résumer, en définissant des règles de bonnes conduites. Ces règles n’existent pas à l’échelle européenne ou mondiale, me semble t il, ce n’est donc qu’en France, que les fournisseurs peuvent être protégés de dérives.

C’est 6 pages dans La Lettre des Achats du mois de mai consacrées aux enchères, avec 10 recommandations, dont la dernière est la plus savoureuse « Encourager les perdants » pour "entretenir la relation".
Dans cette enquête, la seule utilisation intéressante qui est notée (selon moi...) : pour recréer une dynamique de concurrence là où un nombre réduit de fournisseurs avait conduit à des relations commerciales faussées.

On y apprend que c’est les « fournisseurs sont eux-mêmes à l’origine de dérives » (Lettre des Achats n°183 p 45) dont « baisse de la qualité et de la capacité d’innovation, hausse des coûts de contractualisation… ». Renversant !
Je n'ai trouvé aucune trace d'éthique, de relations durables, donc d'achats durables ou responsables, dans ces pages, ni dans toutes les pages internet consultées d'ailleurs. Sans surprise.

La seule information manquante a l'enquête de la Lettre concerne les coûts d’une enchère inversée, en effet, le recours à une enchère signifie d’une part le choix d’une suite de logicielle en SAAS (location de soft), mais aussi la formation, l’assistance. Quelques milliers d'euros ? dizaine de milliers ? Sont ils sélectionnés eux aussi par enchères inversés ? Sont ils prêts à le faire ? Comment gèrent ils alors le conflit d'intérêt de la procédure ? J’aurais aimé savoir ce que représentent les enchères inversées d’une part dans les structures de chiffres d’affaires de toutes les sociétés (gros coup de pub au passage…) et d’autre part le nombre de consultants dédiés.

Il ne faut pas se tromper, l’enchère est une technique violente, qui arrache à un prix élevé de douloureuses réductions de prix. Mais c’est aussi un business. Et ce volet là, n’est jamais traité.

lundi 26 avril 2010

Les achats sortent de leur tour d'ivoire

Lorsque "les achats" communiquent c'est souvent dans les magazines plutôt spécialisés comme La Lettre des achats ou Decisions Achats. Et lorsque la rédaction du nouveau magazine Décisions Durables (lien ici) m'a proposé d'écrire sur les achats responsables dans un magazine BtoB j'ai dit oui évidemment. L'échange transverse avec un public non forcément acheteur m'a passionné. Je souhaite décloisonner les achats, les mettre en lumière pour révéler les bonnes et les mauvaises pratiques. Les conséquences des décisions prises par les directions des achats ont des impacts importants dans les entreprises, les fournisseurs, qui pourront décider ou non d'investir, d'embaucher, de délocaliser ...
Déjà 2 numéros, les thèmes doivent être précis, la vocation du mag est de donner des outils à leurs lecteurs.Les premiers sujets traités parlent d'Emas, du papier, de l'écologie au bureau, mode d'emploi des achats responsables, les labels des mobiliers de bureaux...
En plus des achats, ce magazine traite de très nombreux autres sujets, tous liés au développement durable. Découvrez le, le prochain numéro : en Mai....

mardi 13 avril 2010

Forum Achats Durables

Venez me retrouver sur le groupe de discussion Achats Durables ouvert depuis hier sur Linked In. Un espace qui, je l'espère, va permettre plus d'interactions et d'échanges.L'adresse : http://www.linkedin.com/groupRegistration?gid=2949049

A très bientôt pour plus d'échanges, Sandrine

jeudi 8 avril 2010

Achats Durables et Socialement Responsables

C’est le nom de la toute première chaire d’études dédiée aux achats durables. Cette chaire est lancée par Euromed Management (Marseilles). Elle est soutenue par de grandes entreprises (SNCF, Sodhexo, L’Occitane) mais aussi par WWF et Max Havelaar. Intéressant, et définitivement à suivre car, le contexte est difficile, pétri de scepticisme à l’égard des enjeux liés au développement durable. Les méthodes d’enseignement des achats dans les écoles, et les pratiques en entreprises n’évoluent que très lentement. Or, acheter c’est autre chose que se situer dans un rapport de force obligé, on ne peut plus continuer à expliquer qu’un fournisseur est forcement trop cher sans prendre conscience des dégâts considérables des politiques d’achats sur le tissu industriel, ou sur le traitement des hommes. Cette chaire débouchera surement sur des travaux qui, espérons le, influenceront les futurs acheteurs de demain.Chaire Euromed - Dossier de presse

lundi 4 janvier 2010

A suivre, extrait d'un article publié par RTBF le 23 décembre : la place du café équitable dans les appels d'offres publics

Extrait : "Le torréfacteur Douwe Egberts, société filiale de la multinationale américaine Sara Lee, a traîné la province du Brabant flamand en Justice. Au cœur de la polémique, la place du café équitable dans les adjudications publiques.
Douwe Egberts prend bien soin de préciser que le commerce équitable du café n'est pas en cause. La firme affirme au contraire qu'elle intègre du café certifié dans ses productions, même si c'est encore en quantités limitées.
Le problème pour le torréfacteur est que de plus en plus d'administrations publiques imposent les critères du café équitable dans leurs adjudications. Une grosse centaine de communes sont déjà dans le cas.
Jo Van Eynde, porte-parole de Douwe Egberts en Belgique déclare que "nous avons sur une période des deux dernières années quand même perdu pas mal d'adjudications parce que, effectivement, cette description dans l'appel d'offre était prévue. Etant donné que nous on défend les intérêts de la société nous perdons du chiffre d'affaires, il y a question aussi de l'emploi etc. On est rejeté parce que, à la base, ils stipulent comme quoi nous on ne correspond pas aux critères que eux ont décrits et c'est justement là le problème, étant donné que ces critères-là ne sont pas conformes aux lois belges ni au niveau européen."
En l'occurrence, la Commission européenne vient de demander aux Pays-Bas de revoir l'attribution d'un marché public de fourniture et de gestion de machines à café dans la province de Noord-Holland. Pour la Commission, la procédure d'adjudication utilisée par cette province ne respecte pas les règles de l'Union européenne en matière de concurrence.
Du côté des organisations non gouvernementales le son de cloche est très différent. Les ONG concernées suspectent Douwe Egberts de vouloir obtenir une part du gâteau mais, disent-elles, sans en payer le prix aux producteurs du Sud.
Aujourd'hui la part de marché du café équitable est de l'ordre de 10 à 15% dans notre pays( Belgique NDLR).

M.S. avec Michel Gassée"

Douwe Egberts est connu en France sous son nom de Maison du Café, Senso ou L'Or, c'est un groupe anglais qui fait partie de Saralee (Sanex, Ambi pur, et Senseo....), 12 milliard de $ de chiffre d'affaires. L'affaire est vraiment intéressante car elle pose la question des choix de produits durables, et le café est sans doute, à travers les labels Max Havelard ou autre label équitable, un des plus emblématique....

N'hesitez plus et formez vous : le guide Afnor FD X 50-135 !

Il s'agit du premier guide Afnor pour mettre en place les achats "durables" dans l'entreprise. Très complet, ce guide couvre toutes les facettes de l'approche : de la politique achats aux audits fournisseurs, des recommandations, et autres tips bien vus.
ll s'adresse plutôt à de grandes entreprises possédant déjà une organisation achats, c'est surement là son plus gros défaut, car les chefs d'entreprises de PME (99 % des entreprises en Europe) ne se sentiront pas vraiment concernés par ce guide...
J'ai développé une formation spécifique aux achats durables ou achats responsables, n'hésitez pas si vous souhaitez en savoir plus et vous former sur le sujet : information@viasourcing.com

lundi 7 décembre 2009

Enquête relation client-fournisseur et RSE

Une enquête intéressante menée par l’ACFCI, permet de mettre en lumière divers aspects des relations acheteurs-clients. Si les sociétés constatent plus d’exigences de système de certifications environnementales (pour 36 % d’entre elles), seulement 8 % de leurs clients se sont intéressés au respect du droit du travail ou des droits de l’homme chez leurs fournisseurs. Pire, seulement 46 % de leurs clients appliquent les mêmes mesures de procédures de sécurité ou avantages lorsque le sous traitant travaille sur le même site !

Concernant l’aspect plus traditionnel des achats, les clients n’accompagnent pas leurs sous traitants à rechercher de meilleures performances de coûts (pour 70% des sociétés ayant répondues), ou à passer le cap de fluctuation de volumes de commande (65 %), mais ils sont 72 % à estimer être payés dans « un délai raisonnable » .Cliquez sur l'image pour télécharger l’étude : CCI

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